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Meurtre d'Adrienne McColl: retrouvée par un cowboy

Le corps de la jeune femme, qu’un Québécois est accusé d’avoir tuée, était couvert d’un drap particulier

PowerPoint Presentation STEPHANE PARENT ADRIENNE MCCOLL
Photo courtoisie Le corps de la victime a été découvert en bordure de cette route à l’endroit indiqué par le cercle blanc.

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CALGARY | En déplaçant son troupeau de vaches, le 17 février 2002, un cowboy de l’Alberta a découvert dans un fossé le cadavre d’une jeune femme assassinée, partiellement couverte d’un drap au motif singulier.

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Cet après-midi-là, Donald Lowe devait parcourir environ 2 milles (3,2 kilomètres) à dos de cheval, en compagnie de ses deux fils, pour transférer ses bovins d’un pâturage à un autre, a-t-il relaté hier au palais de justice de Calgary.

Le propriétaire de ranch de Nanton, une petite ville située à environ une heure au sud de la métropole surnommée « Cowtown », a aperçu au loin un corps dans un fossé bordant la route de campagne 292. 

Les plaines albertaines ne sont pas couvertes de neige en février, si bien que M. Lowe a distinctement vu la jeune femme, face contre terre, au pied d’un poteau de téléphone.

Sans même descendre de sa monture, le cowboy s’est assuré que ni la bête ni son troupeau ne s’approchent du corps. 

À cheval sur l’autoroute

Il s’est ensuite rendu jusqu’à l’autoroute, où il a arrêté une voiture pour emprunter un cellulaire et appeler le 911.

Don Lowe l’ignorait alors, mais il venait de trouver la dépouille d’Adrienne McColl. La femme de 21 ans aurait été battue et étranglée trois jours plus tôt.

L’accusé, Stéphane Parent, qui écoute les témoins à son procès.
Illustration Mary Haasdyk
L’accusé, Stéphane Parent, qui écoute les témoins à son procès.

Son copain de l’époque, le Québécois Stéphane Parent, subit actuellement son procès pour le meurtre non prémédité de la jeune Albertaine. 

Lorsque la Gendarmerie royale du Canada (GRC) est arrivée sur les lieux, le sergent Douglas Wattie avait remarqué qu’un drap recouvrait partiellement le corps de la victime.

Or, plus tôt dans la journée d’hier, le jury composé de huit hommes et quatre femmes a entendu le témoignage de la femme de ménage du beau-père de la victime, John McGee. 

Jody Shaw a raconté avoir nettoyé la maison de ville où résidaient M. McGee et Adrienne McColl, le 15 février 2002. Entre autres tâches, elle devait laver et refaire les lits.

Drap manquant

« Dans la chambre d’Adrienne, il y avait seulement un drap contour et les taies d’oreiller. Pas de drap plat. Sur une des taies, il y avait des cheveux foncés très courts », a-t-elle décrit.

Un drap provenant de la chambre d’Adrienne McColl.
Photo courtoisie
Un drap provenant de la chambre d’Adrienne McColl.

Or, les draps de la jeune blonde avaient un motif très particulier comprenant des triangles verts et bourgogne, a-t-elle poursuivi.

Exactement le même motif que celui du drap utilisé pour recouvrir son corps, à 150 kilomètres de là.


Le procès présidé par la juge Charlene S. Anderson se poursuivra lundi.