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Une fin de semaine difficile pour les hôpitaux du Québec

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Le manque de personnel et la hausse des hospitalisations due à la COVID-19 dans les centres hospitaliers de la province imposent une pression énorme sur les services de santé, qui seront malheureusement réduits dans plusieurs régions pendant le week-end.

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Plusieurs employées de l’Hôpital de Saint-Eustache interrogées par TVA Nouvelles ont confirmé qu'il y a un besoin criant de personnel dans le réseau de la santé. 

«L’important c’est de rester positif, de regarder la lumière au bout du tunnel, mais il faut comprendre qu’il y a des problèmes dans le système de santé, ça, c’est certain», explique l’une des personnes interrogées. 

«On a de la misère, on fait du temps supplémentaire, ils nous appellent tout le temps. Je ne sais pas à quelle heure je vais sortir, s’il y a du monde qui est absent ce soir», explique une autre employée. 

L’Hôpital du Suroît, à Salaberry-de-Valleyfield, qui a atteint un point de rupture plus tôt cette semaine alors qu'il a dû fermer temporairement les services ambulatoires des urgences de minuit, mercredi, à 16 h, jeudi, a mis sur pied une nouvelle unité comportant 20 lits pour tenter de diminuer la pression mise sur le département d’urgence. 

Mélanie Gignac, présidente du Syndicat des professionnelles en soins de Montérégie-Ouest, affirme que la nuit s’est bien déroulée, malgré tout. 

«Mais si ça s’était si merveilleusement bien passé, la gestionnaire de l’urgence ne serait pas rentrée à 5 h du matin pour jouer à l’infirmière», explique-t-elle. 

Elle mentionne aussi que les gestionnaires et les cadres n’ont d’autre choix que de prêter main-forte et de prodiguer des soins, signe que l’hôpital a atteint un point de rupture. 

Des urgences à éviter     

Dans les Laurentides, notamment, toutes les urgences sont à éviter. Il ne s’agit pas d’un cas unique, mais plusieurs hôpitaux atteignent leur point de rupture. 

En Estrie, le manque de personnel risque de compliquer l’offre de service dans les soins ambulatoires. Les urgences de l'hôpital de Coaticook connaîtront des fermetures partielles. Elles seront ouvertes entre 8 h et 18 h, les 17, 18 et 19 septembre, ainsi que de 8 h à minuit le 20 septembre.

«Les CHSLD Argyll et D'Youville de Sherbrooke sont aussi grandement impactés cette fin de semaine et bénéficieront d'un soutien spécial de ressources infirmières du territoire», peut-on lire sur le site web du CIUSSS de l'Estrie - CHUS.

Du côté du CHUL de Québec, les urgences sont «particulièrement fragiles», selon les informations reçues par TVA Nouvelles. On anticipe aussi une grosse journée samedi. Les cinq autres urgences du CHU de Québec sont aussi très sollicitées. 

Plusieurs intervenants du milieu de la santé redoutent en plus la date butoir du 15 octobre, date à laquelle tous les employés du système de santé devront être vaccinés contre la COVID-19; ils craignent notamment que la pénurie de personnel soit exacerbée.