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Variant et 3e dose

Des experts commentent les plus récents enjeux de la pandémie

GEN-COVID-19
Photo Agence QMI, Joël Lemay Les personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin sont moins à risque de se retrouver à l’hôpital pour la COVID.

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Alors que de plus en plus de Québécois sont hospitalisés faute d’être adéquatement vaccinés et que le variant Mu est sous la loupe, il faudra peut-être se préparer à recevoir un rappel de vaccin dès l’année prochaine, selon différents experts qui ont voulu se prononcer sur les récents enjeux de la pandémie. 


S’il n’est pas justifié pour l’instant d’avoir une 3e dose selon l’OMS et la FDA, faut-il s’attendre à ce que ça change à terme ?

Rien ne laisse croire pour l’instant qu’il faudra injecter une troisième dose de vaccin anti-COVID, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Il est toutefois probable que cela change dans un an, particulièrement pour les personnes les plus à risque, explique Christian Jacob, président de l’Association des microbiologistes du Québec.

« On n’est pas dans une situation où on a presque plus d’immunité, mais ça semble aller quand même à la baisse », explique-t-il. 


En regardant les chiffres, on remarque que le virus s’attaque et est très virulent sur les adultes de moins de 40 ans. Comment explique-t-on ce changement ?

Depuis la mi-août, les cas et les hospitalisations sont de nouveau en hausse dans la province, et ce sont particulièrement les adultes de moins de 40 ans qui se retrouvent avec des symptômes graves.

Pour Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, cela montre bien l’importance du vaccin puisque ce sont ces populations qui sont les moins vaccinées.

« On voit que chez les 75 ans et plus on a atteint des couvertures vaccinales en haut de 90 %, donc dans ce contexte, ce ne sont pas ces personnes-là qui se retrouvent à l’hôpital, ce sont vraiment les personnes qui ne sont pas vaccinées », affirme-t-elle. 


Est-ce que la progression du variant Mu, sous surveillance par l’OMS, peut changer la situation au Québec ?

Pour le moment, aucune donnée scientifique ne permet encore de dire si ce variant est plus contagieux ou dangereux, explique Alain Lamarre, professeur-chercheur à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS).

« Mais on sait par les mutations qu’il contient qu’il a un potentiel d’être moins bien reconnu par les anticorps débloqués par les vaccins. La crainte, c’est qu’il échappe à la vaccination. Jusqu’à présent, il n’y a pas d’indications laissant croire qu’il prend le dessus sur le variant Delta qui, lui, prend toute la place. C’est une bonne nouvelle », soutient M. Lamarre. 


Dix-huit mois après le début de la pandémie, comment se porte le Québec comparativement à des gouvernances qui ont été moins strictes ?

Selon les experts, la situation épidémiologique au Québec est meilleure que dans certains endroits, comme Israël qui plafonne à 60 % de couverture vaccinale ou de la province de l’Aberta qui se retrouve submergée par les nouveaux cas.

« En Alberta, avec le gouvernement conservateur, ils ont décidé d’avoir une approche beaucoup plus axée sur les libertés individuelles et pas du tout sur le bien-être collectif, et finalement, on se rend compte que c’est dramatique et catastrophique », analyse Roxane Borgès Da Silva. 

Bilan COVID-19 du jour   

  • 821 nouveaux cas, dont 609 non adéquatement vaccinés  
  • 36 nouveaux patients hospitalisés, dont 28 non adéquatement vaccinés.  
  • 9 aux soins intensifs, dont 6 non adéquatement vaccinés.   

Dans les 28 derniers jours  

  • 176 personnes aux soins intensifs, dont 142 non-vaccinés. 

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Situation au Québec

En date du

Cas confirmés

Total

Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

Hospitalisations

Total

Soins intensifs

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