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Gabriel Nadeau-Dubois veut un front commun contre «l’ingérence» albertaine

Gabriel Nadeau-Dubois veut un front commun contre «l’ingérence» albertaine
Photo d'archives

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Le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, demande à la CAQ, au PLQ et au PQ de faire un front commun contre la «propagande» pro-pétrole du gouvernement de l’Alberta.

• À lire aussi: Le PLQ, QS et le PQ dénoncent l’ingérence de l’Alberta et sa campagne pro-pétrole

«Nous ne pouvons tolérer cette intrusion sans précédent dans un débat politique qui appartient aux Québécoises, aux Québécois et aux Premières Nations qui partagent le territoire», écrit M. Nadeau-Dubois dans une lettre qui a été transmise aux chefs de ces formations politiques.

Le Journal a révélé la semaine dernière que le Centre de l’énergie canadienne (CEC), un organisme financé par le gouvernement albertain pour défendre le secteur pétrolier et gazier albertain, veut créer un «mouvement social» pour contrer la perception négative du secteur canadien de l’énergie.

Le Québec ciblé

La campagne vise large: le Canada, les États-Unis, notamment, mais le Québec plus particulièrement. Le CEC demande spécifiquement d’avoir une présence locale au Québec, où les projets d’oléoduc et de gazoduc TransCanada Energy et Énergie Est se sont cassé les dents en raison d’une forte opposition de la société civile.

Dans sa lettre également signée par la députée Manon Massé, M. Nadeau-Dubois associe cette manœuvre à une «offensive de propagande clandestine financée à coups de millions à même les fonds publics». «Nous invitons tous les partis à faire front commun contre cette tentative d’ingérence inacceptable», demande-t-il.

Pour envoyer un «message clair au gouvernement Kenney», M. Nadeau-Dubois tente de convaincre ses adversaires d’appuyer un projet de loi «anti-pipeline» que le parti de gauche a déposé la semaine dernière en chambre.

Pas de fumée sans feu

À son avis, il n’y a pas «de fumée sans feu» et l’Alberta «prépare le terrain pour nous refaire le coup de GNL Québec et Énergie Est». «Sachant qu’il n’y a pas d’acceptabilité sociale pour de nouveaux projets pétroliers ou gaziers au Québec, elle veut la fabriquer», déplore-t-il.

L’offensive albertaine démontre selon lui que le gouvernement Legault a tort de rejeter le projet de loi «anti-pipeline» parce qu’aucun projet d’oléoduc n’est à l’étude actuellement.

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