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Duel inégal sur papier

La troupe de Wilfried Nancy ne prend pas les Wanderers de Halifax à la légère

Fire FC vs CF Montréal
Photo Martin Chevalier Emanuel Maciel et Mathieu Choinière (à droite) ont célébré après qu’un joueur du Fire de Chicago ait marqué dans son propre but, dimanche.

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Le CF Montréal ne veut pas se faire jouer un mauvais tour par les Wanderers de Halifax, cet après-midi, même si ce quart de finale du Championnat canadien s’annonce à sens unique.

Sur papier, la confrontation qui sera disputée en Nouvelle-Écosse est inégale. 

Le CF Montréal occupe le cinquième rang de l’Association de l’Est de la MLS à seulement un point de la troisième position. Quant aux Wanderers, ils sont sixièmes de la Première ligue canadienne (PLC), un circuit qui compte huit formations et dont le calibre est inférieur à la MLS.

Mais il faudrait être bien naïf pour penser que ça sera une partie facile, surtout que contrairement aux années précédentes, il s’agit d’un match à élimination directe plutôt que d’une série aller-retour.

« Par expérience, dans ma carrière de joueur, j’ai joué en deuxième division et en troisième division. On voulait toujours gagner en Coupe d’Europe contre un adversaire meilleur que nous », relate Wilfried Nancy.

Enseignement du passé

L’entraîneur-chef du onze montréalais se rappelle surtout du parcours de l’Impact
lors du dernier vrai Championnat canadien, en 2019, alors qu’il était adjoint. L’équipe avait failli trébucher dès son premier affrontement contre York et avait trimé dur contre Calgary en demi-finale.

« Un match de foot dure 90 minutes. On joue en MLS et on veut bien faire. Mais c’est une équipe de PLC avec des anciens de notre Académie qui vont tout donner contre nous [voir autre texte ci-contre].

« Il y a deux ans, on avait eu de la difficulté à York et Calgary. Le gazon était plus long, il n’y avait pas beaucoup de lumière. Je ne m’attends pas à gagner 5 à 0 ou 6 à 0, je m’attends à un match difficile. »

Mathieu Choinière sait très bien que les Wanderers veulent montrer au CF Montréal de quel bois ils se chauffent. Le club compte plusieurs anciens de l’Académie montréalaise.

« J’ai eu des petits échanges avec certains joueurs qui m’ont dit qu’ils vont tout faire pour gagner, qu’ils ne vont pas nous donner de chances », raconte le milieu de terrain.

Gagner tout de suite 

Au-delà de l’adversaire, il y a la compétition et celle-ci pourrait marquer un jalon important dans la saison de l’équipe.

« La Coupe du Canada, c’est une opportunité de gagner un trophée le plus vite possible parce qu’il n’y a pas beaucoup de matchs, fait remarquer Nancy. De plus, ça nous donne l’occasion de jouer en Ligue des champions.

« On veut retrouver l’émotion de gagner un championnat et de jouer en Ligue des champions. »

Histoire de ne prendre aucune chance, tout le monde sera du voyage et c’est ce qui déroute l’entraîneur-chef de Halifax, Stephen Hart.

« Le problème pour nous est qu’on ne sait pas vraiment qui jouera. Je ne crois pas qu’ils [les joueurs du CF Montréal] vont changer leur façon de jouer, mais le personnel sera différent. »

Contre son frère David ?

Pour Choinière, cette rencontre est très importante. Si son club l’emporte, il affrontera le Forge FC, de la PLC basé à Hamilton dont son frère David fait partie.

« C’est très gros pour notre famille. Ça serait incroyable pour la famille et pour mon frère et moi. On en parle déjà tous les deux. Il veut qu’on gagne pour jouer contre nous. »

Le Forge est une des bonnes équipes de la PLC, qui n’a que trois ans.

« Je suis très content de la PLC, c’est un outil en plus pour développer des jeunes joueurs. Ça leur permet de jouer contre des adultes », soutient Nancy.

Le CF Montréal a annoncé mardi les ajouts de Francesco Morara, Stefano Pasquali et Antoine Guldner au personnel d’entraîneurs de la première équipe. 

Place à une réunion de famille 

Pour tout le monde, ce match entre les Wanderers de Halifax et le CF Montréal est une rencontre de Championnat canadien. Mais c’est surtout une réunion de famille.

On retrouve pas moins de sept anciens membres de l’Académie du club montréalais dans l’effectif de Halifax. Il s’agit de Jérémy Gagnon-Laparé, Jems Geffrard,
Pierre Lamothe, Alessandro Riggi, Samuel Salter, Kareem Sow et Stefan Karajovanovic. Il y a aussi Omar Kreim, un ancien des Carabins de l’Université de Montréal.

« Il y a une motivation supplémentaire, c’est certain, de jouer contre une équipe avec laquelle j’ai évolué dans le passé. Je connais encore plusieurs personnes », soutient Gagnon-Laparé lors d’une rencontre virtuelle.

Même si les Wanderers sont sixièmes sur huit équipes en Première ligue canadienne, ils traversent une séquence de huit matchs sans revers, toutes compétitions confondues et ont battu l’AS Blainville 2 à 1 au premier tour du Championnat canadien.

Impressionner

Quand on affronte l’équipe qui nous a vu grandir, il y a évidemment l’orgueil et la fierté qui entrent en jeu.

« Tous les joueurs qui ont passé un moment à Montréal, même s’ils n’ont pas joué avec l’équipe, savent ce que ça représente », dit Gagnon-Laparé.

« Il y a une valeur ajoutée parce qu’on veut impressionner, mais je pense que ça va surtout durer dans les 10 ou 15 premières minutes. »

Selon le milieu de terrain de 26 ans, il ne faudrait pas négliger la foule qui pourrait transporter la formation locale dans un petit stade de 6000 places.

« Les fans ici sont vraiment incroyables, c’est une atmosphère énergisante pour nous. »

David contre Goliath

« C’est possiblement le plus gros match de l’histoire de notre club, lance l’entraîneur-chef des Wanderers, Stephen Hart. C’est un peu une situation de David contre Goliath. C’est une équipe [le CF Montréal] qui va bien et qui est à un point de la troisième position [dans la MLS]. »

Hart n’a pas hésité, il sait que son équipe est confrontée à un adversaire de qualité mercredi, dès 17 h.

« Moi-même, j’aimerais pouvoir jouer dans ce match. La motivation n’est pas difficile à trouver », a-t-il blagué.

Mais pas question de se laisser impressionner.

« On sait qui est en face de nous, on ne se fait pas de fausse impression, on sait qu’on joue contre une bonne équipe qui va bien dans sa saison. Mais on a confiance, il y a une belle tranquillité dans le groupe », a assuré Gagnon-Laparé, qui a déjà disputé sept matchs avec le grand club.

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