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Élection fédérale: la santé orpheline

Élection fédérale: la santé orpheline
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

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Les dés sont jetés. Le pays a parlé.

Justin Trudeau a survécu à la colère des électeurs quant à son élection inutile.

Il a le mandat de faire de grandes choses, a-t-il promis.

Garderies, changements climatiques, embauche de médecins, normes nationales dans les soins de longue durée.

Et pourtant, cette semaine, les chances sont qu’une kyrielle de Québécois devront s’éloigner pour se faire soigner. Les bris de service feront les manchettes.

Le compte à rebours vers l’échéance du 15 octobre rythmera l’angoisse collective vers la crainte ultime de chacun. Et si c’était moi qui me frappais le nez sur une urgence fermée ? Si c’était mon enfant qui voyait sa chirurgie reportée ? Ma mère qui devait faire 40 minutes d’ambulance après un AVC ?

Elle n’est pas tout à fait nouvelle, cette angoisse. Le délestage des trois premières vagues de la COVID a imposé sa loi à trop de Québécois.

Mais cette fois-ci, elle a quelque chose d’insultant.

Débat superficiel

En pleine pandémie, alors que notre système de soins de santé craque de partout, d’un océan à l’autre, la question de son avenir s’est résumée à un bras de fer sur la taille et la condition du chèque d’Ottawa.

Je sais, c’est important qu’Ottawa fasse sa part. C’est important, les champs de compétence.

Mais après 20 ans de débats stériles, de réformes alambiquées, est-ce que quelqu’un s’imagine encore que c’est une simple question de fric et d’objectifs ?

Le Canada a l’un des systèmes de santé publique les plus dispendieux au monde et parmi les moins efficaces, côté rapport qualité-prix !

De la même façon que Christian Dubé admet qu’il ne réussira pas à stabiliser le réseau exclusivement avec des primes, il faudrait cesser de s’imaginer que les milliards d’Ottawa suffiront à régler le problème.

Malheureux que 35 jours de campagne électorale aient esquivé la question.