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Le PLQ critique le nationalisme comptable de Legault

L'opposition officielle trouve que Québec n’en fait pas assez pour défendre nos intérêts stratégiques

Le député libéral Monsef Derraji
Photo d'archives Le député libéral Monsef Derraji

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Même s’il reconnaît que le Québec a besoin de capitaux étrangers pour développer sa filière de batterie, le PLQ estime que le nationalisme comptable de Legault rate sa cible.  

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«J’ai le comptable en chef, qui est le premier ministre, et l’autre comptable, qui est le ministre de l’Économie. Est-ce que dans leur colonne “intérêt pour le Québec”, ils sont vraiment conscients de ce qu’ils sont en train de faire?», s’est demandé Monsef Derraji, député de Nelligan du Parti libéral du Québec (PLQ), porte-parole de l’opposition officielle en matière de PME et d’innovation.   

  • Écoutez l'analyse de Philippe-Vincent Foisy et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB radio:   

Vendredi dernier, le ministre de l’Économie du gouvernement Legault, Pierre Fitzgibbon, a accordé une entrevue au Journal à son retour du Battery Show de Détroit au cours de laquelle il a dénoncé une certaine «démagogie » sur la question de la «détention québécoise». 

Au Journal, Pierre Fitzgibbon a du même souffle soulevé l’importance de garder le contrôle de la filière ici et de convertir le spodumène au Québec. 

«Ça, c’est notre focus, plus que “qui détient?”, “qui met l’argent?”, parce que l’on n’a pas assez d’argent au Québec pour le faire de toute façon», a-t-il expliqué, en rappelant que des investissements de plus de 10 milliards de dollars sont nécessaires dans une course où d'autres pays jouent du coude.

Capitaux étrangers

Mardi, le PLQ s’est dit d’accord avec le ministre sur le fait qu’il faut des capitaux étrangers pour les projets de la filière batterie, mais il l’a accusé de ne pas en faire assez pour garder l’actionnariat stratégique chez nous. 

«Je ne suis pas contre les capitaux étrangers, mais je n’ai pas vu une réelle volonté du gouvernement caquiste d’avoir un écosystème où une bonne majorité d’actionnaires sont des Québécois», a dénoncé Monsef Derraji, député de Nelligan. 

Nemaska Lithium, North American Lithium (NAL)... Monsef Derraji est d’avis que Québec aurait pu en faire plus pour inclure le plus d’actionnaires québécois possible.

«J’aurais aimé voir François Legault déchirer sa chemise pour demander de l’argent à Ottawa pour développer la filière au Québec. Il est où, le fédéral, dans le développement de cette filière?» s’est-il demandé à voix haute. 

Quand on lui demande s’il estime à l'instar de Pierre Fitzgibbon que «nous ne connaissons absolument rien dans l’hydroxyde de lithium [et que nous] ne connaissons absolument rien dans les cathodes», il répond du tac au tac que ce n’est pas vrai. 

«C’est faux. C’est archifaux. Je l’invite à refaire ses devoirs. On a des experts qui conseillent le monde entier sur l’hydroxyde de lithium», soutient-il.

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