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Aucune accusation contre le policier du SPVM qui a abattu un homme violent

SPVM police
Photo d'archives

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Aucune accusation criminelle ne sera portée contre le policier du SPVM qui a abattu un homme de 54 ans qui venait de battre sauvagement sa conjointe en plus de menacer de la tuer, en mars 2020, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. 

Dans sa décision, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a indiqué que la force employée par le policier lors de cette soirée fatidique était pleinement justifiée.

Tard dans la soirée du 11 mars 2020, une violente dispute conjugale a éclaté dans un logement de l’avenue d’Orléans, un peu au nord de la rue Hochelaga.

Lors de la dispute, l’homme aurait giflé et frappé sa conjointe à plusieurs occasions, en plus de détruire son téléphone cellulaire, alors qu’elle tentait de contacter quelqu’un pour l’aider.

Le suspect a ensuite séquestré sa conjointe dans le logement, tout en la menaçant avec un long couteau.

Ce sont des voisins qui, alertés par les cris de la femme, ont alerté les policiers.

Le premier policier dépêché sur les lieux a tenté de défoncer la porte du logement du couple pour secourir la femme en détresse, mais sans succès. Le suspect s’était barricadé à l’intérieur, utilisant une chaise pour bloquer la porte d’entrée.

Après avoir sommé le suspect d’ouvrir, ce dernier s’est exécuté, couteau en main.

«Le policier recule d'un pas, son arme de service toujours en main, pointée en direction de la porte. L'homme apparaît. Le policier se trouve alors à moins de trois mètres de lui. Dans sa main gauche, l'homme tient un long couteau, doté d'une lame de 30 à 35 centimètres, pointant vers le policier. Il est debout, a le visage rouge, les yeux immenses et le regard fixe», détaille le DPCP dans sa décision.

«Selon les faits retenus, l'agent lui ordonne de laisser tomber son couteau, mais il n'obtempère pas. Celui-ci fait un mouvement vers l'avant, en projetant son torse en direction du policier. L'agent tire immédiatement deux coups de feu rapprochés, puis un troisième», ajoute le DPCP.

Le suspect a ensuite été transporté à l’hôpital, où son décès a été constaté.

À la lumière des informations contenues dans le rapport d’enquête du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), le DPCP a conclu que l’intervention du policier était légale.

«Considérant le danger imminent auquel il faisait face (...), le policier avait des motifs raisonnables d'estimer que la force appliquée à l'endroit de l'homme était nécessaire pour sa protection et celle de deux citoyens témoins, en plus de la jeune femme séquestrée, contre des lésions corporelles graves ou la mort», a indiqué le DPCP.