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Changement de garde à New York?

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Photo d’archives Le gérant des Yankees de New York, Aaron Boone, et le voltigeur Aaron Judge.

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Cette fin de la saison pourrait avoir des conséquences fâcheuses pour les gérants des deux formations du baseball majeur de New York.

Allons-y tout d’abord avec les Mets.

Malgré le changement de propriétaire, le jeune Luis Royas a conservé son poste de gérant et il a mené sa formation au premier rang de la division Est de la Nationale. Un rang que les Mets ont occupé, à la surprise générale, pendant un bon bout de temps.

Toutefois, des imprévus sont venus gâcher la situation.

Les acquisitions de Francisco Lindor et de Javier Baez, en raison de blessures, n’ont pas eu l’effet escompté.

Puis, les Mets ont placé les noms de deux as du monticule sur la liste des blessés : Noah Syndergaard et Jacob deGrom. La dégringolade au classement s’est amorcée.

épée de Damoclès

Avec le début de septembre, le nouveau proprio des Mets, Steven Cohen, n’a émis aucun commentaire quant à l’éventualité d’apporter des modifications au sein de la direction baseball. Mais on sait que les employés vivent souvent avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête lors de l’arrivée d’un nouveau propriétaire.

Si les Mets ne parviennent pas à remonter la pente et à participer aux séries, il sera intéressant de voir quelle avenue M. Cohen empruntera pour revitaliser son club... surtout si la saison 2022 n’est pas compromise par un arrêt de travail.

Chez les Yankees, la présente campagne en a été une en dents de scie.

De la fin mai à la fin août, les Bombardiers du Bronx ont occupé tour à tour le troisième, le quatrième et finalement le deuxième rang derrière les Rays de Tampa Bay, confortablement installés au sommet de la division Est de l’Américaine.

Après avoir visité le Champ de rêves de l’Iowa, inspirés, les Yankees ont remporté 13 victoires de suite. Et le poste d’Aaron Boone, menacé en quelques occasions, ne l’était plus... Sauf que la baisse de régime des Yankees, avec six revers consécutifs et huit en 11 matchs a remis en question l’avenir du gérant.

S’il fallait que les Yankees ne participent pas aux éliminatoires, il est probable qu’il n’obtienne pas une prolongation de contrat.

Des renforts pour les Yankees

La haute direction de l’équipe lui a fourni des renforts avec l’acquisition de Joey Gallo et d’Anthony Rizzo. Gallo n’a pas répondu aux attentes et les releveurs des Yankees ont fait faux bond. Zack Britton a vu sa saison écourtée en raison d’une opération de type Tommy John, tandis que le grand Aroldis Chapman n’est plus l’ombre de lui-même. Sans oublier que Jonathan Loaisiga est toujours un cas indécis pour la fin du calendrier.

Et le partant Luis Severino manque toujours à l’appel et l’excellent Gerrit Cole pourrait rater au moins un départ, sinon deux, d’ici la fin du calendrier.

On ne peut imputer toutes ces situations au gérant... mais en définitive, c’est lui qui en porte la responsabilité. C’est lui qui doit redresser la barque durant une tempête !

Deux histoires à suivre...

Guerrero fils ou Ohtani ?

Avec la fin de saison qui approche, qui va remporter le titre de joueur le plus utile à son équipe ?

Vladimir Guerrero fils ou Shohei Ohtani ?

Je n’ai pas le droit de vote, mais si je l’avais, le mien irait à Guerrero.

Pourquoi ? Pas parce que je l’ai vu plus souvent en action que le jeune Japonais, mais aussi en raison de ses accomplissements.

En voici quelques-uns dans les majeures (avant les matchs d’hier) : plus de circuits (46 à égalité), plus de coups sûrs (178), plus de points marqués (119), plus grand total de coussins atteints (342). 

Dans la Ligue américaine (avant les matchs d’hier) : meilleure moyenne offensive (,320), meilleure moyenne de présences sur les sentiers (,410), meilleure moyenne de puissance (,614), meilleure moyenne de présences sur les sentiers + moyenne de puissance (1,024). 

En fait, le seul secteur où la vedette des Angels de Los Angeles est meilleure que Vlad fils, c’est au monticule, pour la simple raison que le joueur des Blue Jays de Toronto ne lance pas ! 

Il est évident que le polyvalent Ohtani est un cas unique. Donc, que l’on nomme un nouveau trophée pour les joueurs qui sont dans cette situation.

Mais en ce qui me concerne, c’est Vlad qui mérite d’être sacré le joueur le plus utile à son équipe.

Joe DiMaggio 

Le célèbre joueur de centre des Yankees a été le premier voltigeur à mériter le titre de joueur le plus utile à son équipe, soit en 1939, 1941 et 1947. Joe DiMaggio a également été le premier joueur élu recrue de l’année dans la Ligue américaine, à mener les majeures au chapitre des triples, alors qu’il en avait réussi 15 en 1936. DiMaggio revendique aussi l’honneur d’avoir été le plus jeune joueur à totaliser au moins 400 buts (coussins atteints) en une saison, soit avec 418 à sa deuxième saison, à l’âge de 22 ans.

Match sans précédent 

Le 1er septembre 1971, le gaucher Woodie Fryman était au monticule pour les Phillies de Philadelphie contre les Pirates de Pittsburgh. Le gérant des Pirates, Danny Murtaugh, lui a opposé la formation suivante : Al Oliver, un frappeur gaucher, a été inséré au premier but à la place de Bob Robertson, pourtant un droitier, Gene Clines comme voltigeur de centre, Willie Stargell, au champ gauche, Dave Cash au troisième coussin et Dock Ellis, comme lanceur, tous des Afro-Américains, tandis que Roberto Clemente, un Portoricain, patrouillait le champ droit, les Panamiens Manny Sanguillen, comme receveur, Rennie Stennet, au deuxième but et Jackie Hernandez, de Cuba, à l’arrêt-court. C’était la première fois qu’une formation du baseball majeur ne comptait aucun joueur blanc !

Tim McCarver

Rares sont les receveurs qui ont la réputation d’être des coureurs rapides. Mais il y a toujours une exception à la règle et le nom qui me vient à l’esprit est celui de l’ancien receveur des Cardinals de St. Louis, qui a aussi endossé les uniformes des Expos et des Phillies. En 1959, avec la filiale AAA des Cards, McCarver avait réussi 12 vols de buts. Il n’a jamais répété l’exploit dans les majeures, mais il a démontré sa grande vitesse en frappant 13 triples pour dominer la MLB à ce chapitre en 1966. De plus, il a réussi un grand chelem à l’intérieur du terrain, le 9 juin 1963. 

Don Mattingly 

Lorsqu’il endossait l’uniforme des Yankees, Don Mattingly n’a jamais eu la réputation d’être une gazelle. L’actuel gérant des Marlins de Miami s’était présenté au bâton 742 fois en 1986 sans voler un seul but... ni même tenter d’en voler un ! Par contre, Mattingly peut se vanter d’avoir été le meilleur frappeur de doubles des majeures lors de trois saisons consécutives, soit avec 44 en 1984, 48 en 1985 et 53 en 1986. Mattingly avait une séquence de 24 matchs avec un coup sûr quand Jack Morris, des Tigers de Detroit, a interrompu sa série en lançant un jeu blanc de 10 manches, le 27 septembre 1986.