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Hockeyeur coupable de crimes sexuels contre des ados

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Un jeune hockeyeur qui blâmait l’ambiance du vestiaire pour ses crimes sexuels ayant mené à la diffusion d’une photo d’ado nue a échoué dans sa tentative d’éviter un casier judiciaire, sous prétexte de ne pas nuire à ses aspirations professionnelles.

« Il indique qu’il a été renvoyé de l’école qu’il fréquentait ainsi que de l’équipe de hockey. Il a été privé de l’usage de son téléphone. Il estime que les conséquences qui en ont découlé sont importantes et suffisantes », a noté le juge Pierre Hamel dans une affaire rappelant celle de l’espoir du Canadien Logan Mailloux.

Cette histoire n’est toutefois pas survenue en Suède comme pour le premier choix du Canadien au repêchage cet été, mais bien au nord de Montréal, en 2019 et en 2020, quand l’accusé a échangé des photos et des vidéos intimes avec cinq filles âgées de 13 à 16 ans, en plus d’avoir eu des relations sexuelles avec certaines, selon le jugement.

L’accusé avait 15 et 16 ans au moment des infractions.

Menaces

Sauf qu’à un moment, une image nue de l’une d’elles a été massivement diffusée par quelqu’un, selon le jugement rendu il y a une dizaine de jours. 

Le jeune a été la cible de menaces, si bien qu’il a lui-même contacté les policiers. Arrêté et accusé, il a plaidé coupable pour contacts et incitation à des contacts sexuels, ainsi que pour possession et distribution de pornographie juvénile.

« Il explique notamment [les crimes] en raison de la déception qu’il a ressentie [...] après avoir été exclu d’une équipe élite », a expliqué le magistrat en ajoutant que le jeune a dit avoir agi à cause « d’un climat qui régnait au sein de l’équipe de hockey ».

Victime intimidée

Même si les mois se sont écoulés, plusieurs victimes sont toujours affectées, dont une qui subit encore de l’intimidation et de la stigmatisation.

Malgré tout, l’adolescent ne voulait pas de casier judiciaire, pour pouvoir aller jouer au hockey aux États-Unis ou être pompier ou policier.

« Bien qu’il n’en voie pas l’utilité, il serait même prêt [...] à se soumettre à un certain suivi thérapeutique », a noté le juge en remarquant un manque d’empathie pour ses victimes.

Or, l’ado est responsable de ses malheurs, d’autant plus qu’avant ses crimes, il avait assisté à une conférence sur les comportements sexuels inappropriés.

Et s’il craignait que son nom sorte dans les médias, comme ça a été le cas pour Logan Mailloux, son dossier et son identité sont protégés par la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.

Il a finalement écopé de 85 heures de travaux communautaires et d’un an de probation.

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