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Joshua, Wilder et Fury dans la mire de Makhmudov

Boxe Eye of the Tiger Management
Photo d’archives, Martin Chevalier Arslanbek Makhmudov lors d’un combat au Casino de Montréal en septembre 2019.

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QUÉBEC | « Je sais que mon combat contre Erkan Teper est un test. Un examen. Je suis conscient que c’est l’adversaire le plus dangereux que j’aurai rencontré. Mais c’est une étape obligatoire à franchir. L’objectif, c’est un combat contre un des trois grands chez les poids lourds ».

Arslanbek Makhmudov ne fait pas encore de réponses très longues et complexes. Et il faut parler lentement quand on pose les questions. Mais le géant russe sait exactement ce qu’il veut et où il est rendu dans sa course vers les combats multimillionnaires chez les poids lourds. 

Il est à un an d’Anthony Joshua, de Deontay Wilder ou de Tyson Fury. N’importe lequel des trois grands qui règnent dans la division reine de la boxe professionnelle.  

La pandémie est un obstacle

Makhmudov est allé s’enfermer dans sa chambre dès son arrivée au Hilton de Québec. Le protocole de la Santé publique l’exige. Lui et Marc Ramsay ont mangé, et c’est en fin d’après-midi que Makhmudov a pu prendre quelques minutes pour une entrevue. 

Ramsay était calme lui aussi. Le coach peut mesurer la progression de Makhmudov. Le géant en sera à son 13e combat. 

Artur Beterbiev a battu Enrico Koelling à Fresno pour devenir champion du monde à son 12e. Mais Beterbiev n’avait pas été retardé par une pandémie mondiale. 

« Arslanbek n’a pas livré deux rounds de boxe en combat au cours des 20 derniers mois. Heureusement, on n’a pas pris de retard en termes de conditionnement et de technique grâce à un travail acharné en gymnase », explique Ramsay.

« On est allés s’entraîner deux fois au New Jersey contre des partenaires d’entraînement de haut calibre. La première fois avec Joey Dawejko, un solide poids lourd et la fois suivante contre Adam Kownacki. On parle de boxeurs professionnels capables de faire travailler un homme comme Makhmudov. »

Adrénaline d’un combat

Mais tant Ramsay que Makhmudov sont d’accord sur un point. L’entraînement et le gym ne peuvent remplacer l’adrénaline d’un combat. Ramsay a besoin de savoir comment Makhmudov va réagir quand il va se faire frapper solidement par un vrai cogneur. Comment il va garder sa technique, comment sa mâchoire va résister.

« L’idéal, ce sera de trouver des adversaires qui seraient capables de donner des rounds de travail à Arslanbek. Qui pourraient le bousculer. Mais c’est pas évident », confie Ramsay.

Surtout en temps de COVID-19...

Faire son travail

La puissance terrifiante de Makhmudov le dessert dans un sens. À Shawinigan, il n’a pas travaillé 30 secondes. Au Mexique, moins de trois minutes. Comment lui poser la question ? Tu devrais pas traîner un peu tes adversaires. Faire du kilométrage ?

Qu’est-ce que vous voulez que le « Lion » réponde ?

« Moi, je fais mon travail. Un round, deux rounds, trois rounds, ce n’est pas moi qui décide. C’est le gars en face de moi. Mon travail, c’est de gagner. C’est l’autre qui tombe, c’est pas moi », dit-il avec son anglais hésitant.

Boum, boum, boum, on a compris. Mais ça se pourrait très bien que demain soir, on ait droit à une grosse surprise.

Ce Erkan Teper, selon Laurent Poulin de Boxingtown, est très dangereux. Il prévoit même un combat nul ou une décision partagée.

Laurent doit savoir des choses. Ou bien, il a voté libéral lundi...

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