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Infirmières obligées de travailler, tranche un juge

Infirmières
Photo d'archives, Agence QMI

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Un tribunal a ordonné à des infirmières de continuer à travailler malgré l’épuisement, mercredi soir, à la salle d’accouchement d’un hôpital de Longueuil.

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«Le refus concerté des infirmières [...] constitue un moyen de pression illégal», a tranché le juge administratif Guy Blanchet, du Tribunal administratif du travail.    

  • Écoutez l'entrevue de la présidente du syndicat local des infirmières (FIQ) du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est, Brigitte Petrie, avec Benoît Dutrizac, sur QUB radio:   

À 16h mercredi, la vingtaine d’infirmières de l’unité de natalité de l’hôpital Pierre-Boucher, à Longueuil, ont toutes refusé de faire du temps supplémentaire obligatoire (TSO). 

«Elles ne se sont pas concertées, elles sont juste toutes à bout!» déplore Brigitte Petrie, présidente du syndicat local des infirmières (FIQ) du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est. 

«Il y a des infirmières qui faisaient juste pleurer, elles sont au bout du rouleau, elles ne pouvaient plus travailler», dit Mme Petrie. 

Devant le manque de personnel, les infirmières de soir ont aussi refusé de travailler, craignant une surcharge de travail dangereuse pour la qualité des soins, selon le syndicat. Malgré le transfert de deux patientes vers un autre hôpital, la pénurie de personnel persistait. 

En soirée, le Tribunal administratif du travail a été appelé par la direction du CISSS, dans l’objectif d’obliger les infirmières à rester en TSO. 

Dans le jugement rendu en fin de soirée, on peut lire que les infirmières doivent «cesser immédiatement de refuser de façon concertée d’effectuer du temps supplémentaire obligatoire».

«Huile sur le feu»

Le syndicat déplore que la qualité et la sécurité des soins ne soient jamais évaluées dans ces ordonnances. 

«Ç’a été une onde de choc, avoue Mme Petrie. Il y a eu beaucoup de départs dans les derniers mois, ç’a rajouté une bonne dose d’huile sur le feu.» 

«Il nous fallait assurer une continuité des services pour les mamans se présentant à notre unité de natalité, répond le CISSS par courriel. De plus, l’acuité des soins des patientes et bébés hospitalisés nécessitait pour certains une surveillance constante de proximité de professionnels détenant une expertise de pointe.»

Par ailleurs, Mme Petrie souligne que la pénurie d’infirmières est répandue à travers la province dans les départements de natalité. 

L’unité de néonatalogie de Saint-Hyacinthe est fermée jusqu’au 9 octobre, et des transferts sont faits à l’occasion pour des accouchements, indique le CISSS. 

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