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Le Commissaire au lobbyisme veut cibler directement les entreprises fautives

Le Commissaire au lobbyisme du Québec, Jean-François Routhier.
Photo Francis Halin Le Commissaire au lobbyisme du Québec, Jean-François Routhier.

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Le Commissaire au lobbyisme du Québec veut s’attaquer directement aux entreprises récalcitrantes pour cibler leur image plutôt que celle des lobbyistes qui travaillent pour elles, comme c’est présentement le cas.

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« Ce qui fait le plus mal, c’est l’image corporative », a déclaré au Journal le commissaire au lobbyisme, Jean-François Routhier, après une allocution à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), hier.

Exposer au grand jour

Aujourd’hui, ce sont les lobbyistes embauchés par les entreprises qui se font taper sur les doigts, mais Jean-François Routhier veut les mettre au pas en s’attaquant à ce qu’elles ont de plus précieux : l’image de l’entreprise.

« Je veux que ce soit l’entreprise qui soit responsable. C’est elle qui embauche des gens pour faire des activités de lobbyisme », explique-t-il.

D’après lui, s’il y a une non-conformité à la loi, c’est la compagnie qui doit être visée par la sanction pour que le public sache à qui il a affaire. 

« Si les activités sont mal faites, c’est le plus haut dirigeant de l’entreprise que l’on vise et pas l’entreprise elle-même, donc on n’attaque pas sa marque. Ça n’a pas d’impact », déplore celui qui veut renverser la vapeur.

Selon lui, les montants des amendes ne sont pas importants, c’est le caractère public de la sanction qui compte, au vu et au su de tous.

Punitions à déterminer

Au Journal, Jean-François Routhier dit qu’il peut s’inspirer de l’Autorité des marchés financiers (AMF) – où il a travaillé avant – pour publier des communiqués avec le nom des entreprises rebelles en grosses lettres.

Lors de son allocution devant un parterre de gens d’affaires, hier, l’avocat a repris les mots de l’investisseur Warren Buffett pour piquer les grands patrons présents.

« Il faut 20 ans pour construire une réputation et cinq minutes pour la détruire. Si vous gardez ça à l’esprit, vous vous comportez différemment. »


En ce moment, des amendes de 500 dollars à 2500 dollars peuvent être données, mais Jean-François Routhier espère alléger le processus pour pouvoir donner des amendes sans avoir besoin de passer par les tribunaux.

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