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Une course aurait fait deux blessés graves

Les autos roulent très vite sur ce boulevard à Mercier

Une course aurait fait deux blessés graves
Photo Agence QMI, Maxime Deland

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Deux chauffards ont frôlé la mort jeudi dans ce qui s’apparente à un sprint effréné sur un boulevard qualifié de « piste de course » par des résidents de Mercier, en Montérégie.

• À lire aussi: Des «radars vivants» pour inciter les automobilistes à lever le pied

« C’est normal, parce qu’ici, ça roule ! » déplore Sylvie Fortier, 59 ans, qui demeure en face de l’endroit où a eu lieu l’accident.

À 6 h 40, la police de Mercier a été appelée à intervenir sur le boulevard Sainte-Marguerite. 

La vitesse maximale permise est de 70 km/h sur ces voies.

Deux automobilistes qui roulaient vers l’autoroute 30 venaient d’effectuer une sortie de route dont la violence laisse penser que la vitesse ait été en cause. 

« Ça peut être la vitesse, la rage au volant. La raison reste à déterminer », affirme Vincent Lanctôt, porte-parole de la Ville de Mercier.

Une course aurait fait deux blessés graves
Photo Agence QMI, Maxime Deland

Une voiture Volkswagen grise a percuté un poteau d’Hydro-Québec avec une telle force que deux des quatre roues ne touchaient plus le sol lorsqu’elle s’est immobilisée. Ironiquement, une pancarte « Ici, on ralentit » est agrafée sur ledit poteau.

Dans le champ, on pouvait voir la carcasse d’une automobile noire, une Scion de Toyota, qui a fait des tonneaux.

Un des chauffards a dû être secouru avec des pinces de désincarcération, tandis que l’autre a été éjecté de son véhicule.

L’un d’eux, âgé de 41 ans, a subi de graves blessures, mais on ne craint plus pour sa vie. Quant à celui de 44 ans, il se trouvait toujours dans un état critique en soirée.

Par ailleurs, la force d’un des impacts a été telle qu’un poteau d’Hydro a été sectionné en deux.

Une course aurait fait deux blessés graves
Photo Agence QMI, Maxime Deland

« C’est ni le premier ni le dernier [accident] », croit Joanne Sénécal, 57 ans, qui habite ce boulevard depuis 23 ans.

Un radar photo demandé

« C’est une ligne droite sur 8 km. Quand on a refait la surface [l’an passé], on se doutait que certains conducteurs en profiteraient », dit M. Lanctôt.

Une campagne d’affichage incitant à ralentir a été installée sur un long tronçon et la surveillance y est accrue, dit-il.

Une demande de Mercier a été faite au ministère des Transports afin d’obtenir un radar photo pour ses secteurs problématiques.

– Avec la collaboration de Maxime Deland, Agence QMI

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