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Beauceville: un travailleur au mauvais endroit au mauvais moment

Un homme de 34 ans toujours dans un état critique après une violente explosion

Journaliste
Photo courtoisie Olivier Marchand est toujours dans un état critique à l’Unité des grands brûlés de l’Enfant-Jésus. On le voit ici avec sa copine Stéphanie Asselin.

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Un travailleur de 34 ans qui se trouve toujours dans un état critique à la suite de la violente explosion survenue dans une usine de Beauceville était « au mauvais endroit au mauvais moment », selon sa conjointe, atterrée par les événements.

Couvreur pour Sylvain Nadeau Toitures, Olivier Marchand s’affairait sur le toit du bâtiment abritant l’usine Bois ouvré lorsque la déflagration est survenue, lundi dernier. Tout est arrivé tellement vite qu’il n’a pas eu le temps de fuir ni de se protéger, selon sa conjointe, Stéphanie Asselin. 

« Il ne se ressemble plus, sa face est énorme. Il est enveloppé de partout, il a des pansements partout. Ça me brise le cœur », lance avec émotion son amoureuse des deux dernières années et demie. 

Trois opérations

Le jeune homme a subi des brûlures sur 70 % de son corps et a des côtes cassées. 

« En ce moment, les médecins craignent vraiment pour sa vie. Du jour au lendemain, j’ai peur d’avoir un appel pour me dire que mon chum s’en va », témoigne avec émotion la femme de 32 ans.

Des huit travailleurs blessés lors du drame, Olivier Marchand était celui dont l’état était le plus critique, selon sa conjointe. Le jeune homme a dû subir trois opérations, notamment pour retirer les nombreuses particules de bois en feu qu’il a inhalées lors de l’incendie et qui se sont collées à ses poumons. 

À ce jour, trois travailleurs – des pères de famille employés de Bois ouvré – sont décédés des suites de leurs blessures. Deux autres, dont le collègue de travail d’Olivier Marchand chez Sylvain Nadeau Toitures, sont hospitalisés, mais considérés hors de danger.    

  • Écoutez le tour des actualités de Philippe-Vincent Foisy et Carl Marchand sur QUB Radio:   

Un guerrier

Stéphanie Asselin garde espoir que l’homme de sa vie s’en sorte. 

« Mon chum disait tout le temps que c’était un guerrier et je veux qu’il continue de croire en lui, qu’il s’accroche à la vie, affirme-t-elle. C’est tellement une bonne personne, il mérite de vivre sa vie, elle n’est pas finie et je veux vraiment qu’il se batte ! » 

La jeune femme est bien consciente que le chemin vers la guérison risque d’être ardu. 

« Il faut y aller un jour à la fois. Tant et aussi longtemps qu’il va être aux soins intensifs, il va être à risque de mourir », déplore-t-elle. 

La jeune femme demande aux gens d’envoyer prières et ondes positives à son amoureux.