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Josh Anderson, un allié de taille pour Jonathan Drouin

Anderson est demeuré en contact avec Drouin tout au long de sa convalescence

Jonathan Drouin semblait être encore une fois dans une forme splendide, vendredi, à Brossard.
Photo Pierre-Paul Poulin Jonathan Drouin semblait être encore une fois dans une forme splendide, vendredi, à Brossard.

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Jonathan Drouin pète le feu depuis le début du camp d’entraînement. Encore vendredi, il a transporté la rondelle de façon agressive, fabriqué des jeux et décoché des tirs précis qui n’ont laissé aucune chance à Jake Allen et Michael McNiven.

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Ce regain de vie est de bon augure. Autant pour le Canadien qui pourra compter sur un élément important de son arsenal que pour Drouin qui semble en paix avec lui-même.

« Je ne connais personne qui aime plus le hockey que “Drou”. Il a toujours le sourire aux lèvres et il amène une énergie contagieuse dans le vestiaire. Je suis content qu’il soit de retour », a indiqué Josh Anderson, au terme de cette troisième journée du camp, une deuxième sur la patinoire.

La relation entre Drouin et Anderson a grandement évolué depuis l’arrivée du colosse ontarien avec le Tricolore, l’an dernier. D’abord compagnons de trios, les deux hommes sont devenus des amis très intimes. Anderson a donc pu voir d’un peu plus près le cheminement et les progrès effectués par Drouin depuis son retrait de l’équipe à la fin du mois d’avril.

Jonathan Drouin semblait être encore une fois dans une forme splendide, vendredi, à Brossard.
Photo Pierre-Paul Poulin

« Je suis fier de lui et de la décision qu’il a prise de s’éloigner et de prendre soin de sa santé. C’est ce qu’il y a de plus important. Il a fait la bonne chose », a dit le numéro 17.

« La santé mentale est un sujet très important de nos jours. Il n’y a pas beaucoup de personnes qui peuvent comprendre ce que traverse un athlète professionnel, a-t-il poursuivi. On se fait dire qu’on fait beaucoup d’argent et qu’on devrait être en mesure de gérer la situation. Il y a aussi tout ce qui vient avec cette réalité, comme les réseaux sociaux... »

Anderson soutient qu’il a pu comprendre ce que son coéquipier a vécu, l’hiver dernier. Lui-même a connu des moments un peu plus sombres lors de la saison précédant la transaction qui l’a fait passer des Blue Jackets de Columbus au Canadien en retour de Max Domi. 

Un seul but

À sa dernière saison en Ohio, l’attaquant de 27 ans n’avait inscrit qu’un seul but en 26 matchs après avoir enfilé l’aiguille à 27 occasions lors de la campagne 2018-2019.

« J’ai vécu cette situation. J’étais revenu au jeu trop tôt à la suite d’une blessure. J’essayais simplement d’aider mon équipe. J’avais de la pression sur les épaules. Tout le monde sur la planète savait que je n’avais marqué qu’un seul but, mais rares sont ceux qui étaient au courant de ce qui se passait réellement », a-t-il raconté. 

Jonathan Drouin semblait être encore une fois dans une forme splendide, vendredi, à Brossard.
Photo Pierre-Paul Poulin

 

« D’ailleurs, un joueur peut ressentir des malaises, être blessé ou éprouver des ennuis en dehors de la patinoire. Personne ne peut totalement savoir ce qui se passe », a-t-il ajouté.

Est-ce cet épisode similaire qui a rapproché Anderson de Drouin ? Peut-être. Toujours est-il qu’Anderson s’est assuré de garder Drouin dans le coup pendant qu’il était à l’écart de la formation pour s’assurer qu’il se sente toujours un membre à part entière de l’équipe.

« J’ai eu la chance d’être l’un de ses amis intimes l’an dernier. On est demeuré en contact. On s’appelait tous les jours. On ne parlait même pas de hockey, on jasait de la vie en général. »

Il l’a hébergé

Drouin lui a remis la politesse en l’hébergeant chez lui, lors de son plus récent retour à Montréal, alors qu’il était à la recherche d’un logis.

« Sa blonde et lui m’ont accueilli chez eux. C’est là que j’ai vu qu’il était vraiment dédié à son retour. Il s’entraînait le matin, sautait sur la glace en début d’après-midi et s’entraînait de nouveau en fin de journée. Un moment donné, je lui ai demandé si on ne pouvait pas prendre une journée de congé. J’étais heureux de constater qu’il était habité par autant de désir. »

Jonathan Drouin semblait être encore une fois dans une forme splendide, vendredi, à Brossard.
Photo Martin Chevalier

Avec Dvorak au centre

Il sera intéressant de voir si cette complicité se transposera sur la patinoire. L’an dernier, les deux comparses avaient connu un bon début de saison avec Nick Suzuki au centre. Cette fois, il semble que ce sera Christian Dvorak qui leur servira de pivot.

« J’ai joué avec “D-Vo” à ma dernière année à London [dans la Ligue junior de l’Ontario]. Il avait 17 ans, mais on pouvait déjà voir qu’il était fort et intelligent. C’est un joueur qui a un bon sens de l’anticipation, un centre qui sait comment bien jouer sur toute la surface de jeu. C’est une excellente acquisition pour notre équipe. Il va jouer un rôle important. »

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