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Meurtre d'Adrienne McColl: son ADN était sur un jean et une voiture

Le Québécois est accusé d’avoir tué sa copine en Alberta

STEPHANE PARENT ADRIENNE MCCOLL
Illustration Mary Haasdyk Le Québécois Stéphane Parent qui écoute attentivement les témoins à son procès, à Calgary.

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CALGARY | L’ADN d’un Québécois accusé d’avoir tué sa copine en Alberta en 2002 aurait été découvert des années plus tard sur au moins deux éléments de preuve liés au meurtre.

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Le jury chargé du sort de Stéphane Parent a longuement entendu parler d’un jean pour homme, hier, au palais de justice de Calgary.

L’accusé de 53 ans est soupçonné d’avoir assassiné sa copine, Adrienne McColl, le soir de la Saint-Valentin en 2002.

Le corps de la femme de 21 ans a été découvert trois jours plus tard par un cowboy qui déplaçait son troupeau, à Nanton, à une heure de la métropole albertaine.

Mais le Québécois, qui vivait à Calgary depuis quelques années à l’époque, était déjà bien loin lorsque les autorités ont trouvé la dépouille.

Selon la Couronne, Parent aurait sauté dans le premier avion, dès le lendemain du crime, avant même le lever du soleil.

À 5 h 49, le 15 février 2002, le meurtrier allégué aurait acheté un billet aller simple pour Ottawa, payé comptant.

Lorsque les policiers de la Gendarmerie royale du Canada se sont rendus à l’aéroport de Calgary pour récupérer des preuves, ils sont tombés sur la voiture du beau-père de la victime.

Voiture que John McGee avait prêtée à Adrienne McColl pendant qu’il jouait au golf sous le soleil de Phoenix, en Arizona. 

Or, les portes de la Mercury Marquis noire n’étaient pas verrouillées et le trousseau de clés se trouvait sur le tapis.

Dans le coffre, les enquêteurs ont trouvé les sandales préférées d’Adrienne McColl, qu’elle portait été comme hiver, ont relaté plusieurs de ses proches au tribunal. 

Analysés neuf ans plus tard

Sur la bordure du coffre, les limiers ont pu récupérer l’ADN de Stéphane Parent.

Et à deux espaces de stationnement de là, un jean comportant à la fois l’ADN de l’accusé dans les poches avant et le sang de la victime au bas de la jambe gauche.

Mais pour une raison qui n’a pas été expliquée au jury, neuf ans et demi se sont écoulés avant que le pantalon soit envoyé au laboratoire de la police pour analyse.

« Les chances que ce soient les cellules de quelqu’un d’autre que [Parent] sont d’une sur 96 milliards », a illustré hier le biologiste Jason Solinski.

En contre-interrogatoire, la défense a tenté d’inférer que l’ADN avait pu être transféré d’un élément de preuve à un autre lors de manipulations maladroites des policiers. « C’est une possibilité », a répondu l’expert.

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