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Une loi pour protéger les élèves

Une loi pour protéger les élèves
Photo Agence QMI, Maxime Deland

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Difficile d’être contre la rationalité.

Vous avez des gens qui, devant nos écoles, manifestent et apostrophent des élèves pour les inciter à la non-vaccination et au complotisme.

Ce n’est pas seulement une attaque délirante contre les élèves qui, après 18 mois de calvaire, mériteraient d’être épargnés, mais aussi une attaque contre la rationalité et ce que l’école doit incarner.

Le gouvernement du Québec ne pouvait pas rester les bras croisés. Personne ne souhaite qu’une jungle règne devant les écoles.

Une loi a donc été déposée. Il sera maintenant interdit de manifester à moins de 50 mètres des écoles, des hôpitaux, des services de garde et des centres de vaccination. Le bon sens contre l’obscurantisme, quoi.

  • Écoutez l’entrevue avec Claire Samson, Députée d’Iberville pour le Parti conservateur du Québec sur QUB radio :  

Méfiance

Certains, à l’extrême gauche comme à l’extrême droite, craignent et critiquent cette loi. Les deux se rejoignent dans leur méfiance naturelle envers l’État. Les faux contraires s’attirent.

Il faut certes être prudent quand on encadre le droit de manifester. Or, la loi déposée est une chose modérée, circonscrite dans le temps et ne concerne que les mesures sanitaires. Elle épargne les moyens de pression légitimes : les sit-in d’infirmières réclamant de meilleures conditions de travail, les étudiants en grève et les chaînes de parents devant les écoles sont épargnés par cette loi...

Mais tel un prestidigitateur sauvant la démocratie québécoise, Éric Duhaime craint qu’« on cible des gens, des adversaires politiques » (les antivaccins) en particulier. Claire Samson, pour qui la rancune constitue une valeur cardinale, devient le relais à l’Assemblée nationale de cette ritournelle ambiguë et profondément cynique qu’il faut dénoncer. 

Cette loi ne s’attaque pas tant à un groupe qu’il en protège un autre : les élèves et les soignants. Cette loi tient à un principe : l’école doit être épargnée du tapage de quelques-uns.

Certains s’inquiètent de l’effritement de nos libertés démocratiques. 

Or, les libertés définitives sont liberticides. Les libertés s’accompagnent de devoirs, comme celui, assez élémentaire, de ne pas agresser des élèves à l’école ou des soignants dans les hôpitaux.