/sports/opinion/columnists
Navigation

Coéquipier idéal et leader en devenir

Tournoi de golf Dominique Ducharme
Photo Martin Chevalier Josh Anderson et Jonathan Drouin sont liés par une solide amitié.

Coup d'oeil sur cet article

Josh Anderson a de la présence. Pas seulement sur la glace, mais aussi en interaction avec les gens à l’extérieur de la patinoire. Ça se voyait hier alors qu’il faisait face pour la première fois en personne aux médias montréalais.

Il s’exprime très bien. Il regarde ses interlocuteurs dans les yeux et il est intéressant à écouter.

Ses réponses ne se résument pas à quelques mots. Il va au fond des choses, tout en gardant le contrôle de ses pensées. Il est authentique.

Il a bien parlé lorsqu’il s’est avancé sur l’état mental de Jonathan Drouin. Il semble être son plus grand allié chez le Canadien en ce moment. 

D’où la décision, peut-être, de Dominique Ducharme de les faire jouer ensemble avec Christian Dvorak comme joueur de centre.

Élevé pour être un meneur

Par humilité, comme Dominique Ducharme nous l’a appris quand son tour est venu de se présenter au micro, Anderson ne s’est pas inclus dans le groupe de joueurs du Canadien qui pourraient assumer plus de leadership cette saison en l’absence de Shea Weber et avec le départ de Corey Perry.

Mais il n’a pas hésité une seconde quand je lui ai demandé s’il pouvait être l’un de ces joueurs.

« Absolument ! » a-t-il répondu d’un ton sûr.

« J’ai 27 ans et j’ai vu plusieurs grands leaders dans cette ligue depuis mes débuts. D’être un meneur a fait partie de mon développement. »

« Peu importe que vous ayez ou non un A cousu à votre chandail, le leadership n’est pas spécifique à un joueur. »

« On en compte plusieurs dans notre équipe dont les maillots ne portent pas de lettre et qui vont se lever pour parler. Ça vient avec l’expérience et ce qu’on apprend avec le temps. »

Savoir quand parler

Il y a aussi une façon de faire.

Le joueur qui passe son temps à parler va vite perdre le respect de ses coéquipiers. « Il faut apprendre à lire les situations qui se présentent et avoir le pouls du vestiaire quand vous ressentez le besoin de dire quelque chose », a ajouté Anderson.

Marc Bergevin n’a pas hésité à le gratifier d’un contrat d’une valeur de 38,5 millions, sur sept ans, quand il a cédé Max Domi aux Blue Jackets de Columbus pour obtenir ses services.

On avait dit à l’époque que c’était beaucoup d’argent pour Anderson, mais Bergevin tenait à lui à tout prix. Son équipe ne misait sur aucun attaquant de puissance comme lui.

Pour lui, son acquisition était une nécessité absolue.

Ducharme est vendu à lui

Dominique Ducharme est content d’avoir Anderson dans ses rangs. Il a parlé de lui avec emphase hier.

« Sur la glace, il a tellement d’impact sur le jeu, par sa présence, sa vitesse, sa puissance, son côté physique. Il dérange l’adversaire, a dit l’entraîneur.

« Comme personne, c’est un coéquipier idéal. Il a l’équipe à cœur. Il n’a pas un gros ego. Parfois, tu peux l’enlever de l’avantage numérique et il comprend. Il dit qu’il va compenser par autre chose.

« Il ne se soucie pas de son positionnement dans la formation ni de savoir avec qui il joue. Il est engagé dans ce qu’on fait.

« Il est toujours de bonne humeur. Il amène de l’énergie aussi et il est apprécié. Toutes ces facettes font qu’on est heureux de l’avoir avec nous. »

Ducharme estime qu’il peut devenir un chef de file au sein de son équipe.

« Son identité comme joueur l’amène vers ça, a-t-il continué.

« Je le vois arriver graduellement à ça. Il est certainement l’un des joueurs qui prendront plus de place en l’absence de Shea Weber. »

Demeurer lui-même

Enfin, il faudra voir à quel rythme Anderson sera capable de produire cette saison. La saison dernière, il avait démarré en lion, mais sa production s’était estompée avec le temps.

« S’il commence à se poser des questions sur son nombre de points et qu’il change sa façon de jouer, je ne pense pas que ça va lui apporter beaucoup de positif, a commenté Ducharme à cet égard.

« Sa manière de marquer des buts, il le fait avec sa vitesse, en récupérant des rondelles libres et en allant au filet. S’il garde le contrôle de ses forces, il sera peut-être récompensé, et peut-être que sa production sera plus constante. »

Que fera Québec ?

C’est pas des farces ! Le Canadien ne s’entraîne que depuis deux jours et il disputera un premier match préparatoire, ce soir, à Toronto.

En raison des mesures sanitaires, le Scotiabank Arena sera occupé à 50 pour cent de sa capacité, qui est de 19 800 places.

Or, la Ligue nationale a fait savoir sur Twitter, cette semaine, qu’elle s’attendait à ce que 30 de ses 32 équipes puissent évoluer devant des gradins pouvant être remplis à 100 pour cent pour le début de la saison régulière.

Les deux seules villes qui demeureraient sous le coup de restrictions seraient Montréal, qui sera ouvert au tiers de sa capacité, soit 7500 spectateurs, et le Rogers Arena de Vancouver qui pourra rendre la moitié de ses sièges disponibles.

Drapeau rouge en Alberta

Or, voilà que le président de l’Association médicale canadienne recommande au gouvernement de l’Alberta de réduire de moitié les foules dans les amphithéâtres extérieurs comme intérieurs des équipes professionnelles de la province.

Dans le cas d’un refus du gouvernement, l’Association canadienne médicale pense qu’il reviendrait aux équipes de la Ligue nationale de hockey, les Oilers d’Edmonton et les Flames de Calgary, et de la Ligue canadienne de football concernées d’appliquer ces règles elles-mêmes.

Pas sûr que les équipes iraient dans cette direction.

Le gouvernement du Québec a-t-il l’intention de changer ses règles pour le Canadien ?

Les Alouettes et le CF Montréal peuvent accueillir jusqu’à 15 000 spectateurs parce qu’ils jouent en plein air.

Certes, la situation est différente quand il s’agit d’un stade intérieur.

Mais jusqu’à quel point ?

Le Groupe CH joue son rôle de bon citoyen. Ses dirigeants se conforment aux consignes de la Santé publique.

Mais avec plus de 75 pour cent de la population ayant reçu les deux doses du vaccin, des assouplissements pourraient être permis, non ?

Sans aller jusqu’à remplir le Centre Bell, pourrait-on aller jusqu’à 10 000 ou 12 000 spectateurs ?