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Entendez-vous l’appel à l’aide de nos enfants?

Entendez-vous l’appel à l’aide de nos enfants?
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Entendez-vous l’appel à l’aide répété par nos enfants ?

Ils étaient des milliers à prendre la rue hier exigeant des actions concrètes pour protéger l’environnement. Pour protéger leur avenir menacé par l’inaction climatique des 30 dernières années.

Ils en ont assez des fausses promesses des politiciens et de l’élite économique. De leurs mots creux trempés dans la peinture verte. 

Réalisme climatique

Les jeunes organisateurs de la marche d’hier veulent qu’on change le système, pas le climat. Un système qui carbure à l’exploitation environnementale autant que sociale depuis trop longtemps. 

Ils savent que des gestes radicaux et sans précédent sont nécessaires dès maintenant.

Les scientifiques leur donnent raison. Nous approchons d’un dangereux point de bascule qui aura des « conséquences catastrophiques pour les populations et la planète ». Particulièrement pour les plus vulnérables, les plus jeunes d’entre nous et ceux qui ne sont pas encore nés. 

Ils demandent des mesures qui permettront d’atteindre la carboneutralité en 2030. Pas en 2050. Il sera déjà trop tard. 

Pour cela, il faut que chaque pays, province, municipalité et entreprise se dote d’un plan d’action sérieux, multisectoriel, chiffré et daté. Les solutions existent. Nous les connaissons.

Dans une perspective de justice climatique, les plus riches qui sont aussi les plus polluants doivent assumer leurs pleines responsabilités. Le système actuel permet de faire beaucoup d’argent en détruisant l’avenir de nos enfants. Il est temps de changer les règles du jeu. 

Écolucidité

Je comprends ceux qui souffrent d’écoanxiété, qu’on devrait nommer écolucidité. Loin d’être une maladie mentale, il s’agit d’une réaction normale face à une menace existentielle bien réelle.

Transformer cette émotion en implication citoyenne est le meilleur moyen de se sentir mieux. Ça devient un carburant pour le changement. 

Si on a parfois l’impression d’être une goutte d’eau dans l’océan, rappelons qu’il n’y aurait pas d’océan sans chacune d’elles. Sous certaines conditions, elles ont même la puissance d’un tsunami.