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Les offres ne sont pas les plus généreuses

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Capture d'écran, TVA Nouvelles Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe.

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : notre Bureau d’enquête, basé à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialise dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, nos journalistes et recherchistes vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L'ÉNONCÉ 

Devant les mandats de grève votés par des milliers d’éducatrices en CPE ces derniers jours, le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a défendu la proposition du gouvernement lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, mercredi. 

« Les offres qui sont sur la table, ce sont les offres les plus généreuses de toute l’histoire de la négociation avec les CPE et les garderies », a-t-il déclaré.

Le cabinet du ministre a tenu à préciser qu’il s’agit de l’offre la plus généreuse depuis 2009 à la suite de la syndicalisation massive du réseau. Les autres hausses précédentes avaient été décrétées par le gouvernement.

LES FAITS 

Le ministre Lacombe a tort. Le gouvernement offre une augmentation salariale de 12 % sur trois ans, et une prime de 5 % pour inciter les éducatrices à travailler à temps plein, pour un total pouvant aller jusqu’à 17 %.  

En mai 1999, le gouvernement péquiste a signé une entente beaucoup plus généreuse en offrant un rattrapage salarial allant jusqu’à 35 % sur quatre ans. Les éducatrices ayant leur technique en éducation à l’enfance, qui étaient au premier échelon salarial, sont passées de 10,79 $ l’heure en 1999 à 13,86 $ l’heure en 2003, soit une augmentation de 3,07 $. L’offre actuelle ferait passer le salaire de cette même éducatrice de 18,98 $ à 21,33 $, soit 2,35 $ de plus. Il faut aussi tenir compte du fait que la valeur du dollar en 1999 était beaucoup plus faible. Les 3,07 $ en 1999 vaudraient 4,69 $ aujourd’hui. 

– Marie Christine Trottier 

Les chiffres de la semaine : 6176  

C’est le nombre d’électeurs canadiens qui ont voté pour le parti Rhinocéros lors des élections fédérales, en date de vendredi midi.

Il s’agit d’une diminution de 3362 par rapport à l’élection de 2019, lors de laquelle 9538 personnes avaient voté pour le parti qui « a toujours cherché à faire rire les Canadiens en riant des politiciens », peut-on lire sur le site web de la formation politique.

Au Québec, 3967 personnes, soit 0,1 % des électeurs québécois, ont pris la décision de voter pour le parti dirigé par Sébastien CoRhino Côrriveau. Il arrive ainsi devant le parti Pour l’indépendance du Québec, qui a récolté 2962 votes dans la province.

– Charles Mathieu