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J’ai imité le légendaire comédien Jerry Lewis devant Jerry Lewis

ComediHa et Les Boys
Photo Chantal Poirier

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Richard Goudreau, producteur de films, dont la merveilleuse série Les Boys, est natif de Ville Saint-Michel. Il habitait avec son père, Roméo, sa mère, Gilberte, son grand-père, Alfred, qui était handicapé, et ses frères, Claude et Gilles, rue Villeray, au coin de la 2e Avenue.

Il fait son voyage de noces à New York. Plusieurs années avant de la marier, il avait écrit à sa future épouse une lettre pour lui dire que jamais il ne la marierait. Lors de leur nuit de noces, elle a sorti la fameuse lettre en question en lui disant : « tu m’as mariée ». Aujourd’hui, il s’estime heureux d’avoir une femme qui l’appuie toujours et deux merveilleux enfants.


Ton père était impliqué dans les Loisirs Saint-Bernardin.

Papa était le président des loisirs, ce qui m’a inspiré plusieurs années plus tard à créer le personnage « Méo » dans le film Les Boys, incarné par Pierre Lebeau.


Dans les années 1960, vous aviez un cinéma maison dans le sous-sol résidentiel.

Mon père travaillait pour Paramount Pictures. Avant même le lancement des films au cinéma, je réunissais mes amis pour la vision des films, tels que Le Parrain.


Le projecteur 16 mm était intrigant.

Nous étions très jeunes, alors le projecteur 16 mm était intrigant, car on tentait de comprendre comment les personnages et les animaux pouvaient être projetés.


Cary Grant, lauréat d’un Oscar, a débarqué chez vous.

Ma mère a avisé les voisines que Cary Grant venait à la maison. Les femmes étaient sceptiques, mais elles étaient sur leur balcon, portant leur beau tablier du dimanche, lorsque Cary Grant a débarqué de sa voiture Thunderbird blanche.


Tu imitais très bien l’acteur américain Jerry Lewis.

Jerry Lewis est venu saluer mes parents. Il m’a invité à l’imiter. J’étais tellement nerveux que j’ai figé, incapable de l’imiter.


L’influence de ton quartier dans les films Les Boys.

Le DG des loisirs, Jimmy Tamaro, mon entraîneur de hockey, Raymond Deslauriers, qui portait des bottes lors de nos pratiques, et plus tard Ron Martineau organisaient une ligne de boys à l’aréna du golf de Lorraine.


Vous étiez un groupe d’amis qui se soutenaient.

Michel « Le Tigre » Bergeron était plus vieux que nous. La famille Giguère, André Leclair, dont le frère est décédé à un jeune âge, un extraordinaire gardien de but, et plusieurs autres amis ont joué un rôle important dans ma vie. Les soirées à la salle de billard qui permettaient à l’ancien annonceur des Expos, Richard Morency, de gagner des paris.


Tu as décidé de quitter ton cours classique à l’école.

J’étais nerveux d’annoncer ma décision à mon père. À ma grande surprise, il l’a acceptée. Cependant, le lundi matin arrivé, il me réveille soudainement en me disant : trouve-toi un emploi, je n’accepte pas une personne à ne rien faire chez moi.


Alors de retour à l’école.

J’ai vécu tellement de beaux moments à l’école secondaire Joseph-François-Perrault, qui offrait des cours de musique.


Le légendaire Michel Pagliaro était dans ta classe.

Lorsqu’il y avait un prof suppléant, Michel Pagliaro, mon collègue de classe, nous enseignant l’art de la musique. Une anecdote savoureuse : un prof lui a dit qu’il n’avait aucune chance de percer dans le monde de la musique.


Tu as chanté devant 30 000 personnes.

Avec mes amis, nous avions formé mon groupe rock Outcast, et ensuite Montréal Express. Nous chantions à l’Expo universelle en 1967, à la place des Nations, devant 30 000 personnes. Mais je vais être réaliste, c’était en première partie des artistes invités.


Tu as failli mourir comme signaleur au Stade olympique.

J’étais signaleur dans le secteur de la construction des poutres, 7 jours par semaine et 12 heures par jour. Le 29 août 1975, une poutre s’écrase, tuant un géomètre et faisant quatre autres blessés. Je me suis accroché à une tige d’acier pour éviter de tomber, sauvant ainsi ma vie.


Tu t’es expatrié dans le domaine de la construction en Floride.

Je suis parti dans ma voiture Toyota à la recherche d’un nouveau défi à titre de tireur de joints en construction.


Tu es habile en travaux manuels ?

Pas tout à fait. La première fois que j’ai utilisé un tournevis, c’est mon doigt que j’ai atteint. Le patron m’a changé de secteur.


Burt Reynolds s’est mis à pleurer devant toi.

Je suis allé avec mon partenaire d’affaires pour lui offrir un rôle dans l’un de nos films. Soudainement, lors de notre rencontre, il s’est mis à pleurer, car il venait de divorcer de la radieuse Loni Anderson.


A-t-il accepté votre offre ?

Oui. Mais son gérant nous a imposé une condition. Il ne fallait jamais faire allusion à la perruque que Burt portait.