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L’intimidation est difficile pour la famille, avouent les candidats à la mairie de Québec

Les candidats à la mairie dénoncent les attaques en ligne

Jean-François Gosselin, chef de Québec 21, lors d’une conférence de presse vendredi, au Patro Roc-Amadour.
Photo Didier Debusschère Jean-François Gosselin, chef de Québec 21, lors d’une conférence de presse vendredi, au Patro Roc-Amadour.

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Ils ont choisi de se lancer dans la mêlée politique malgré l’intimidation dont les élus sont victimes, mais des candidats à la mairie de Québec s’entendent sur l’importance de préserver la famille des attaques.

Le Journal publiait dimanche les témoignages d’élus qui ont quitté la vie politique à cause de la hargne exprimée à leur endroit sur internet.

Jean-François Gosselin se dit capable de vivre avec les insultes, même s’il les déplore, et utilise allègrement la fonction « bloquer » sur les réseaux sociaux. Mais il s’inquiète de leur effet sur sa famille proche et élargie.

« Je leur ai dit de ne pas perdre de temps à aller regarder ce qui se dit sur les réseaux sociaux. C’est lourd, très lourd. On se fait une carapace. On met une séparation entre ce qui se dit dans cet univers et la réalité. Parce que sur le terrain, il n’y a pas de problème. » 

Celui qui a été député au gouvernement du Québec en 2007 et en 2008 peut témoigner du changement draconien qui s’est opéré avec les réseaux sociaux. « C’est complètement différent. Quand j’étais député, ça n’existait pas. »

Ne pas lire les commentaires

Pour Bruno Marchand, de Québec forte et fière (QFF), la clé est de rappeler aux membres de la famille qu’il vaut mieux ne pas s’aventurer dans les sections commentaires.

Récemment, alors qu’il a été au cœur d’une controverse sur les taxes le long du tracé du tramway, sa conjointe a été choquée de lire les critiques en ligne, dit-il. « Elle a trouvé ça très dur. »

Pour QFF, c’est tolérance zéro pour tout ce qui est violent ou menaçant. Il compte dénoncer chaque fois que les propos dépasseront les bornes.

C’est d’ailleurs arrivé que des candidats intéressés aient tourné les talons en partie en raison du climat délétère, témoigne M. Marchand.

Rassurer les enfants

Marie-Josée Savard se considère chanceuse jusqu’à maintenant de ne pas avoir subi de propos haineux sur internet.

Pour cette mère qui a une adolescente et un jeune garçon, la clé est d’en discuter et de sensibiliser ses enfants. « C’est important que moi, je les rassure. »

Elle croit que le débat doit être lancé. « Je suis contente que cet article-là soit publié et que les gens sortent publiquement parce que c’est important de sensibiliser la population. » 

L’intention du gouvernement de s’attaquer au problème est, selon elle, « un pas dans la bonne direction ».