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Amoureux du Bénin, ce Québécois y donnera des centaines de paires de lunettes usagées

Maxime Fortin et Delice Igiraneza
Photo Clara Loiseau Maxime Fortin et sa conjointe, Delice Igiraneza, récoltent des lunettes usagées qu’ils comptent emporter au Bénin lors de leur prochain voyage en décembre.

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Un Québécois tombé amoureux du Bénin veut aider le pays en donnant aux Béninois des lunettes usagées, en attendant d’y construire une maternité.

«Chaque fois que j’y vais, je veux toujours rapporter un cadeau utile à la famille qui m’héberge, et là, je me suis rappelé que ma “maman” là-bas a toujours du mal à lire; c’est là qu’est partie l’idée de rapporter des lunettes pour plein de gens», explique Maxime Fortin, un conseiller en sécurité financière qui réside à Drummondville.

Onze ans après son premier voyage au Bénin, Maxime Fortin se souvient de tout ce qui l’a fait tomber amoureux de ce pays d’Afrique de l’Ouest et de ses habitants.

«Quand tu es là-bas, ça te remet vraiment les pieds sur terre! Les gens sont accueillants, il n’y a pas d’étiquettes, c’est vraiment un autre monde, loin du matérialisme», raconte celui qui part au moins deux fois par an dans le village éloigné de Zungbo Tossota.

Centaines de lunettes

En décembre, le trentenaire s’envolera de nouveau pour le Bénin, mais cette fois en compagnie de son fils de 3 ans, de sa femme et de centaines de paires de lunettes, entre autres.

«Ici [au Québec], c’est quelque chose qu’on jette ou qu’on laisse au fond d’un tiroir sans penser que ça peut être utile ailleurs», lance M. Fortin en souriant.

Après une publication sur Facebook, de nombreuses personnes lui ont écrit pour donner de vieilles paires.

De son côté, David Paris, directeur de la lunetterie Farhat à Chicoutimi, au Saguenay, n’a pas hésité à envoyer plusieurs centaines de paires.

«On a toujours donné les lunettes à des organismes, mais là, c'est vraiment le fun parce que c’est la première fois que je vois quelque chose de tangible, donc c’est super motivant», soutient-il, assurant qu’il enverra certainement d’autres paires à M. Fortin dans le futur.

Long terme

Outre les lunettes, Maxime Fortin a plein de projets en cours pour aider les Béninois à améliorer leur qualité de vie. En juin dernier, il avait déjà réussi à acheter 40 vélos qu’il a offerts à des enfants ayant plusieurs dizaines de kilomètres à marcher pour aller à l’école.

Sa femme, Delice Igiraneza, contribue aussi en voulant coudre des centaines de serviettes hygiéniques réutilisables. 

Mais pour Maxime Fortin, le but est de construire un hôpital et, plus particulièrement, une maternité. 

«On s’entend que c’est un projet de 40, 50 ans parce que je ne suis pas millionnaire! Alors pendant que le gros projet avance, j’en fais d’autres, plus petits», explique Maxime Fortin.

L’idée lui est venue après avoir aidé une femme à accoucher, en pleine rue, lors de son deuxième voyage il y a 10 ans.

«Elle est décédée quand je lui ai donné son bébé dans les bras», laisse-t-il tomber, la gorgée serrée. «Mais là-bas, c’est presque normal malheureusement parce que l’hôpital le plus proche est à plus de 45 km.»

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