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Prolongation de contrat: un lien entre Armstrong et Bergevin?

Marc Bergevin
Photo d’archives

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Devrait-on faire un parallèle entre Doug Armstrong et Marc Bergevin ?

Pourquoi Doug Armstrong ?

Samedi, les Blues de St. Louis, ses employeurs, lui ont accordé une prolongation de contrat. Il a signé un pacte de cinq ans.

Armstrong se retrouvait dans la même situation que Bergevin. Il entreprenait la dernière année de son entente avec les Blues. De dire le propriétaire, Tom Stillman : « Doug est probablement le meilleur directeur général de la ligue, pourquoi attendre un an avant de confirmer que notre association se poursuivra pendant cinq autres années ? »

Doug Armstrong entreprenait sa dernière saison à St. Louis au moment où ses patrons lui ont offert une prolongation de contrat.
Photo d’archives, AFP
Doug Armstrong entreprenait sa dernière saison à St. Louis au moment où ses patrons lui ont offert une prolongation de contrat.

En 2017, Stillman avait attendu au mois de décembre avant de conclure une entente avec son directeur général. « Il arrive des événements qui font en sorte que l’on doit modifier notre stratégie administrative, a ajouté Stillman. Doug a fait de notre organisation l’une des plus productives de la Ligue nationale. Il nous a forcé la main à réagir et c’est pourquoi nous lui avons présenté une entente de cinq ans. »

Une coupe Stanley en 2018, une fiche de 472 victoires, 271 défaites, 88 défaites en prolongation, en 11 saisons avec l’organisation lui conférant le 6e rang dans la Ligue nationale. Sous le régime de Armstrong, les Blues ont participé aux séries neuf fois en 11 saisons, disputant un grand total de 97 matchs, la neuvième meilleure fiche.

Dans le cas de Bergevin, il présente un bilan de 338 victoires, 250 défaites et 79 défaites en prolongation. Au cours de ses neuf saisons dans son rôle de directeur général, il a participé aux séries éliminatoires six fois.

Bergevin a été l’un des décideurs les plus actifs. Chaque année, il a modifié ses effectifs, il a apporté plusieurs changements chez les membres de sa garde rapprochée. Ça n’a pas toujours été reluisant, il faut bien le reconnaître, sauf qu’il a également pris de bonnes décisions, obtenant pendant toutes ces années la confiance de son employeur.

Par conséquent, les deux hommes ont bien mené leurs dossiers.

« Évidemment, comme le précise Armstrong, il faut savoir composer avec l’adversité. On ne sait jamais ce que nous réserve l’avenir et c’est pourquoi il est difficile de garder son emploi pendant plusieurs saisons, du moins avec la même équipe. »

Silence à Montréal

Donc, les Blues ont tenu à rassurer Armstrong avant le début des activités.

Chez le Canadien, c’est silence radio.

Si Geoff Molson a présenté une offre à son responsable du secteur hockey, selon ce que les rumeurs véhiculent, Bergevin, jusqu’ici, est demeuré bien discret.

Il faut donc croire que la proposition du propriétaire ne correspond pas aux attentes de Bergevin.

Mais, comme je le précisais, connaissons-nous les intentions du directeur général ?

Et quelles sont les intentions du propriétaire ? C’est lui qui évalue le travail de celui qui a la très lourde responsabilité de faire fonctionner le secteur hockey et d’obtenir les résultats escomptés.

Tom Stillman a jugé que Doug Armstrong était l’homme de la situation à St. Louis. Il a pris une décision en conséquence.

Et Geoff Molson ?   

Le calendrier des matchs préparatoires nous réserve toujours des surprises.

Agréables dans certains cas, mais pas toujours rassurantes dans d’autres cas.

Audition peu convaincante

Prenons l’exemple de Ryan Poehling.

Il s’agit d’un camp d’une grande importance pour lui. Il a la possibilité de créer une impression et de donner des réponses aux décideurs de l’organisation qui attendent toujours la grande éclosion.

Ses performances dans la Ligue américaine ont de quoi raviver les espoirs, mais, samedi soir, à Toronto, il a plongé les entraîneurs dans une profonde réflexion.

Assurément, il a raté le premier examen en vue de la prochaine saison.

On peut toujours commettre une erreur ou deux erreurs... Les entraîneurs passeront l’éponge si le patineur démontre de la passion et de la combativité.

Poehling, par moments, semblait se contenter de demi-mesures et aussi d’un effort plutôt mitigé. Le but marqué par Michael Bunting illustre bien la soirée de ce choix de premier tour du Canadien. Pourtant, à sa portée, il pourrait y avoir un poste à combler au sein de la grande équipe. Depuis son arrivée dans l’organisation, il a épuisé plusieurs options en raison de blessures et aussi en raison de son incapacité à compétitionner à un niveau supérieur.

Une performance comme celle de samedi soir laissant les entraîneurs sur leur appétit soulève bien des interrogations.

A-t-il toutes les ressources pour occuper un poste régulier dans la Ligue nationale ? À lui de le prouver. Mais, le talent ne suffit pas, il faut de la détermination, il faut jouer avec passion...

Double- échec, pas de passe-droit  

La Ligue nationale a fait parvenir un document expliquant que les officiels ne toléreront plus les doubles-échecs.

Pendant les séries éliminatoires, combien de fois avons-nous vu les officiels ne pas réagir quand un joueur appliquait un coup de bâton à deux mains dans le dos d’un rival ? La Ligue nationale a décidé que, dorénavant, le joueur sera pénalisé. Il était temps qu’on prenne des mesures afin d’éviter les blessures...  

Tomas Hertl a fait savoir à son directeur général, Doug Wilson, qu’il est prêt à accepter un peu moins de dollars pour demeurer à San Jose. Il y a un mais : encore faudra-t-il qu’on le rassure sur l’orientation de la concession. Les prochaines saisons marqueront-elles le retour des Sharks ? Malheureusement, il n’y a pas de certitude sur l’avenir d’une concession.  

Donc, après réflexion, l’argent devient le facteur le plus important...

Panarin et la politique

Intéressants, les propos de Artemi Panarin publiés dans les journaux de New York la semaine dernière.  

Accusé de violence envers une jeune demoiselle de 18 ans, événement qui serait survenu il y a 10 ans, le joueur des Rangers nie une telle accusation.  

Il a d’ailleurs été jugé non coupable. Il souligne que c’est Andrei Nazarov qui aurait lancé cette nouvelle afin qu’il ne soit pas de la sélection russe en vue des Jeux de 2022.  

Panarin n’a jamais caché qu’il était contre la politique du président Vladimir Poutine. Nazarov est un grand défenseur du président et il croit que Panarin n’a aucun droit de participer aux Jeux en raison de ses commentaires sur le régime Poutine. Hum.  

Le sport et la politique ! Au fait, Panarin n’a toujours pas reçu des nouvelles de la Fédération russe de hockey sur glace...