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Céline Bonnier tourne la page sur «L’heure bleue»

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Anne-Sophie et Clara L'heure bleue @TVA
Photo courtoisie, TVA

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Au premier coup d’œil, on s’inquiète un brin du sort qui attend Anne-Sophie d’ici la conclusion de l’ultime chapitre de «L’heure bleue». La maman de Clara (Alice Morel-Michaud) se fait un sang d’encre pour sa fille, toujours bouleversée par l’épisode de l’enlèvement de son garçon, tandis que l’amoureuse en elle peine à maintenir à flot sa relation avec un Hubert (Jean-François Pichette) de plus en plus exigeant. 

Mais on ne doit pas se laisser berner par les trois premiers épisodes diffusés depuis le 15 septembre à TVA, assure Céline Bonnier, qui prête vie à la très indépendante et libre Anne-Sophie Moran depuis les débuts de la série, il y a cinq ans (en janvier 2017).

Tous les comédiens de «L’heure bleue» le répètent inlassablement depuis quelques mois: c’est dans une finale lumineuse et baignée d’espoir que les Boudrias et leur entourage tireront définitivement leur révérence, dans quelques semaines. Anne-Sophie aura elle aussi de bonnes raisons de sourire, laisse miroiter son interprète.

«Tout le monde était très content à la lecture des textes, relate Céline Bonnier en entrevue. Les auteurs ont écrit quelque chose de paisible. Beaucoup de choses se résolvent pour tous les personnages, et de façon assez positive. Ce n’est pas nécessairement fleur bleue - sans faire de mauvais jeu de mots (rires) -, c’est seulement la vie qui les mène là. Certains choix sont vraiment exultants à regarder!»

Évolution

Au commencement de «L’heure bleue», anéantie par le décès de son fils et désireuse de redonner un sens à son existence, Anne-Sophie empoignait son baluchon et laissait tout derrière, conjoint (Benoît Gouin), fille, beau-fils (Jean-Philippe Perras) et boulot, en quittant l’Estrie pour s’établir à Montréal.

«J’aimais beaucoup cette trame de départ, confie Céline Bonnier. Je trouvais ça complètement nouveau. C’était de l’ordre du fantasme commun à plusieurs personnes. C’était très attirant.»

Au fil du temps, la dame a peu à peu retrouvé ses repères, en se joignant à la bande de colocataires (Nico Racicot, Frédéric Lemay, Mustapha Aramis, Mylène St-Sauveur), en trouvant sa place professionnelle dans un centre de bénévolat et en se laissant aller à son amour pour Hubert, bien que ce dernier soit le père du meurtrier (accidentel) de son enfant.

«Je pense qu’Anne-Sophie a évolué, et que ses relations avec sa famille se sont renforcies», estime l’actrice, qui considère l’épopée «L’heure bleue» comme «un beau trajet» d’équipe.

«Ce fut cinq belles années, avec de bons réalisateurs. L’écriture s’est beaucoup développée. On a vraiment formé une famille. C’est toujours étrange de finir, de "tirer la plogue" sur une telle aventure, devenue familiale. Je suis très contente de l’avoir fait, et d’avoir vécu cette expérience, avec toutes ces belles personnes.»

Nouvelle série  

Ailleurs dans nos écrans, Céline Bonnier joue aussi dans «Toute la vie», où il se passe «quelque chose d’important», indique-t-elle, pour son alter ego, la travailleuse sociale Anne. Elle n’en révélera toutefois pas plus sur les intrigues à venir...

Puis, l’artiste tourne présentement sous la direction de Stéphane Lapointe, dans «Une affaire criminelle», nouvelle création de l’auteure Joanne Arseneau («Faits divers», «19-2») destinée à la plateforme Crave. Plus de détails à ce sujet seront bientôt connus.

Enfin, au théâtre, Céline Bonnier sera bientôt des pièces «Les reines», au Théâtre du Nouveau Monde (TNM), et «Quand nous nous serons suffisamment torturés», au Prospero, en février prochain.

«L’heure bleue», le mardi, à 20 h, à TVA, et disponible en rattrapage sur TVA+.