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Étudiants-parents: dur de concilier vie de famille et études universitaires

Marion Vallerand
Photo Agence QMI, Andréanne Lemire Marion Vallerand est étudiante, entrepreneure et maman de deux bambins.

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Les universités devraient offrir davantage de flexibilité aux étudiants qui sont parents, estime une mère qui a dû passer des examens avec ses deux enfants malades à ses côtés.

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Si la conciliation travail-famille est un enjeu désormais incontournable, le défi reste entier pour une majorité d’étudiants qui doivent composer avec des obligations familiales.

Marion Vallerand en sait quelque chose. Étudiante à la maîtrise de l’Université du Québec à Trois-Rivières, entrepreneure et maman de deux bambins, la jeune femme reconnaît que son quotidien est «un méchant défi».

«J’ai passé des examens avec mes enfants à la maison, malades, c’était l’enfer», lance-t-elle en entrevue.

Mme Vallerand ne compte pas le nombre de cours en ligne qu’elle a dû suivre en compagnie de sa fille et de son fils, qui ne pouvaient fréquenter la garderie en raison d’un nez qui coule ou d’une toux.

«Les professeurs étaient très conciliants, mais c’était quand même plus difficile, c’est plus de stress aussi parce que tu veux performer», insiste-t-elle.

La jeune femme âgée de 30 ans croit que des améliorations sont souhaitables pour aider les parents-étudiants, qui sont plus nombreux aux 2e et 3e cycles.

Selon une étude de l’Université du Québec datant de 2014, près du quart des étudiants assument des responsabilités parentales. Au deuxième cycle, la proportion d’étudiants-parents grimpe à 31%.

En raison d’un contretemps ou d’un enfant malade, les mamans et les papas ont parfois de la difficulté à suivre tous les cours en direct sur la plate-forme Zoom. «Ce serait mieux pour le parent de pouvoir l’écouter dans le meilleur moment pour lui. Quand il y a un examen, d’avoir la possibilité de remettre, de le faire une autre journée s’il y a quelque chose», suggère Marion Vallerand.

Sans parler du fait qu’il y a de plus en plus de cours offerts la fin de semaine par les universités, ce qui complique grandement la vie de plusieurs parents-étudiants. Évidemment, le parcours universitaire de la jeune mère a été un peu plus long que prévu en raison de ses accouchements et de ses responsabilités familiales.

Les universités et les cégeps devraient-ils se doter d’une politique pour faciliter la vie des parents-étudiants?

Québec solidaire s’apprête justement à déposer un projet de loi au sujet de la conciliation études-famille-travail dans les établissements d’enseignement supérieur, peut-on lire au feuilleton de l’Assemblée nationale.

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