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Jeff Petry: un acteur clé

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Jeff Petry a déjà un rôle déterminant au sein du Canadien. Mais avec l’absence du capitaine Shea Weber pour l’entièreté de la prochaine saison, Petry constituera une pièce encore plus grosse du casse-tête défensif de l’équipe.

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« Évidemment pour combler ce vide sur la glace, j’aurai besoin d’en donner plus, comme les autres défenseurs de l’équipe, a dit Petry. Ça reviendra à tout le monde. C’est un gros trou. Shea jouait en supériorité numérique et en infériorité numérique. »

« Mais la portion la plus difficile à remplacer restera son impact au sein du vestiaire. Plusieurs joueurs auront besoin de prendre la parole et d’agir comme des meneurs. »

Dans le passé, Petry a souvent remplacé Weber comme défenseur numéro un de l’équipe. 

« J’ai déjà expérimenté ce rôle au cours des dernières saisons lors de différentes blessures à Shea, a-t-il rappelé. Mais de le faire pour une année au complet, ça représente un tout autre défi. Au cours des dernières saisons, j’ai réussi à m’imposer comme un défenseur plus complet. Je sais ce que je peux apporter à l’équipe. Je devrai garder la même recette. S’il y a des changements à prévoir, ça pourrait passer par plus de responsabilités en désavantage numérique. »

Photo Pierre-Paul Poulin

Un mentor pour Romanov

Auteur de 40 points ou plus à ses quatre dernières saisons, Petry n’est pas simplement une arme offensive pour le Tricolore. À cinq contre cinq l’an dernier, l’Américain a trouvé une façon de stabiliser son jeu en compagnie de Joel Edmundson. 

Avec la blessure à Edmundson, Petry a patiné avec Alexander Romanov depuis le début du camp. Le numéro 26 du CH a d’ailleurs envoyé des fleurs à son jeune coéquipier. 

« Romanov a les outils pour devenir un très bon défenseur dans la LNH, a noté Petry. Il est fort, il patine bien et il bouge bien la rondelle. Mais comme tous les jeunes joueurs, et c’était la même chose pour moi, il y a de la place pour s’améliorer. Il travaille beaucoup avec nos entraîneurs et je peux aussi partager mes expériences avec lui. »

« Mais j’aime beaucoup son intensité, a-t-il continué. Depuis ses débuts avec nous dans la bulle à Toronto, il ne prend jamais une journée de congé. Il travaille toujours fort. Il saute le premier sur la glace et il en ressort le dernier. »

À l’entraînement jeudi, le Russe de 21 ans a écouté plus d’une fois les recommandations de Luke Richardson, l’entraîneur des défenseurs. Il corrigeait certains jeux avec un grand sourire dans son visage. 

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