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Le calvaire de Dominique Anglade

Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc

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Après la débandade électorale de son ancien chef Philippe Couillard, Dominique Anglade a compris que sa mission serait de reconnecter son Parti libéral du Québec avec sa vocation nationale héritée des Robert Bourassa et Jean Lesage.

Petit à petit, avec Daniel Johnson, Jean Charest et Philippe Couillard, le PLQ s’était transformé en un satellite du grand frère libéral canadien.

Avec une CAQ réellement nationaliste modérée (souvent mollassonne) et « affirmationiste » sans être « séparatiste », les carottes étaient cuites pour ce PLQ « déquébécisé »...

Impossible

Mme Anglade réussira-t-elle à raffermir son parti lorsque 30 % de ses électeurs sont des Canadians qui ne veulent même pas être des Quebeckers ?

Pensons à un Gregory Kelley, député de Jacques-Cartier, qui voit un lien entre la mort de Joyce Echaquan et la loi 96...

Ce n’est pas non plus avec le député de Pontiac, André Fortin (qui il y a quelques années avait introduit l’anglais à l’Assemblée nationale pour se faire rabrouer), que Mme Anglade trouvera un appui interne pour réconcilier le PLQ avec le Québec.

Ce M. Fortin semble très influent. On l’a encore vu il y a quelques semaines participer au montage de questions à éviter lors du débat pour son ami Justin Trudeau...

Timidité

Récemment, la députée libérale de Verdun, Isabelle Melançon, une femme sincère, a communiqué avec moi pour me faire part des résolutions de son parti au sujet de la langue française.

Des résolutions louables, mais timides. On n’y dit rien de l’arrogant collège Dawson, ce puissant vecteur d’anglicisation. On parle d’instaurer trois petits cours de français obligatoires dans les cégeps anglophones. On parle d’accompagner les communautés, mais jamais d’obliger. Au sujet des raisons sociales anglophones qui défigurent Montréal et le Québec ? Rien.

Or, dans le dossier linguistique, sans fermeté, pas de résultats !

Pourquoi le PLQ ne sortirait-il pas de la corbeille le fameux cours d’histoire conçu sous Pauline Marois ? Ainsi, Mme Anglade donnerait un électrochoc à sa formation où une soi-disant allergie au nationalisme maquille en réalité un mépris des Québécois.