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Débuts timides pour le retour de 4300 infirmières

Les établissements multiplient les appels pour attirer leurs ex-employés

STOCKQMI-SANTÉ
Photo d’archives Le gouvernement Legault a offert des bonis de 12 000 $, et même 15 000 $ dans certaines régions, pour tenter de ramener des infirmières dans le réseau public afin d’épauler le personnel en place.

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Des infirmières à la retraite ou au privé contactent les établissements de santé pour revenir dans le réseau public après l’annonce de généreuses primes par le gouvernement Legault. Mais il n’y a pas de vague en vue. 

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La semaine dernière, Québec a offert des bonis de 12 000 $ (15 000 $ dans certaines régions) afin de ramener dans le réseau public 4300 infirmières parties au privé ou à la retraite. 

Depuis, plusieurs établissements de santé ont lancé un blitz pour contacter leurs anciens employés. 

Dans l’ouest de Montréal, le CIUSSS a contacté 562 anciennes infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes, d’abord par courriel, puis à travers un suivi personnalisé. « En date d’aujourd’hui, une quinzaine de personnes sont en processus de réintégration et ce n’est que le début », écrit l’établissement.  

Parmi les 12 établissements qui ont répondu à notre Bureau parlementaire, le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec présentait les meilleurs résultats. 

Une équipe de 34 personnes a contacté 1204 ex-employés. À ce jour, 31 personnes ont accepté de revenir et 63 sont en réflexion. La porte-parole souligne que 542 ont refusé l’offre et 568 autres n’ont pas encore fourni de réponse. 

Le CHU de Québec-Université Laval affirme pour sa part que 49 personnes se sont montrées intéressées. Quatre ont été officiellement embauchées. 

De plus, 108 employés à temps partiel ont démontré leur intérêt pour obtenir un poste à temps plein dans l’important réseau hospitalier de Québec, en vertu d’une autre prime. 

Sans chiffrer le phénomène, le CISSS de la Montérégie-Est parle, quant à lui, d’un « fort engouement ».

Difficile ailleurs

Dans d’autres régions, l’enthousiasme semble plus modeste.

Au Bas-Saint-Laurent, une seule personne s’est manifestée spontanément. Le CISSS a depuis lancé une opération d’appels téléphoniques auprès de ses retraités et anciens employés. 

Le CISSS de l’Outaouais affirme quant à lui avoir reçu une dizaine de candidatures. 

Dans tous les cas, les porte-parole font valoir que le processus vient de commencer. D’autres établissements n’avaient pas répondu à nos demandes hier ou ne possédaient pas encore de données. 

En entrevue à LCN, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, a reconnu que le recrutement a débuté « au compte-gouttes ». 

Plus d’employés vaccinés

Le temps presse pour attirer des renforts dans le réseau de la santé. L’embauche massive d’infirmières vise à améliorer les conditions de travail à long terme, mais la pénurie risque d’être aggravée par l’entrée en vigueur de la vaccination obligatoire des employés le 15 octobre prochain. 

Hier, le ministre de la Santé, Christian Dubé, s’est réjoui de voir que le nombre d’intervenants non adéquatement immunisés a fondu, passant de 30 000 le mois dernier à un peu plus de 16 000 aujourd’hui, dont 6400 sont en contact direct avec les patients. 

« Ça, c’est une bonne nouvelle », a déclaré M. Dubé. 

Des anciens employés convoités  

  • CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal
    Une trentaine de personnes ont manifesté un intérêt, mais aucune embauche n’est complétée.  
  • CISSS des Laurentides
    Quatorze candidatures en évaluation, dont deux pourraient être confirmées dès ce vendredi. 
  • CISSS de la Côte-Nord
    Six demandes, dont deux personnes sont en processus d’embauche.  

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