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Fraudeuse en prison pour six mois

Solange Crevier était incapable de s’empêcher de tousser au palais de justice

Solange Crevier
Photo Pierre-Paul Poulin Transportant deux sacs remplis d’effets personnels, la fraudeuse récidiviste Solange­­­ Crevier a pris le chemin de la prison vendredi, incapable de s’empêcher de tousser.

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Une fraudeuse récidiviste qui avait réussi à repousser depuis près de deux ans son incarcération pour une soi-disant condition médicale a finalement pris le chemin de la prison vendredi pour les six prochains mois, en étant incapable de s’empêcher de tousser.

Aux prises avec une toux incontrôlable durant plus de 20 minutes, la menant près du vomissement, Solange Crevier a finalement reçu sa sentence vendredi au palais de justice de Montréal. 

Si son état de santé précaire ne semblait pas lié à la COVID-19, bien que la nature n’en ait pas été précisée, les constables spéciaux n’ont pris aucun risque et ont enfilé un équipement de protection complet avec gants, blouse médicale et masque spécial pour l’emmener en cellule. 

Peu auparavant, dans le corridor, la fraudeuse ne semblait pourtant pas éprouver de problèmes respiratoires lorsqu’elle a voulu éviter les photographes, transportant ses deux sacs remplis d’effets personnels.  

Forts toussotements

Ce n’est qu’une fois assise dans la salle d’audience qu’elle a commencé à tousser fort, au point d’enterrer parfois la voix des avocats et de la juge qui parlaient de son cas. 

La dame de 58 ans avait réussi à frauder son ancien employeur, VIA Rail, pour plusieurs milliers de dollars, au moyen d’un stratagème de surfacturation d’heures travaillées, entre 2012 et 2013.

Notons également que Crevier avait réussi à obtenir son emploi dans cette société fédérale à l’aide d’un faux certificat de naissance, pour se soustraire à une enquête de sécurité.

Cela lui avait permis d’éviter de révéler, dans le cadre de son processus d’embauche, qu’elle avait déjà été condamnée en 2007 à purger une peine de 12 mois de prison pour des accusations semblables à celles de cette affaire. 

Nombreux reports

La quinquagénaire avait plaidé coupable en 2019 à des accusations de fraude et d’utilisation d’un faux document, mais n’a reçu sa sentence que vendredi, après avoir bénéficié de nombreux reports à son dossier, prétextant une condition médicale.

En plus de six mois d’incarcération, la peine est assortie d’une probation de un an, durant laquelle elle devra accomplir 240 heures de travaux communautaires. 

Crevier n’est pas au bout de ses peines avec les tribunaux, puisqu’elle est accusée au palais de justice de Québec d’avoir travaillé au siège social de Desjardins sous une fausse identité.

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