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Lyne Bessette vise un 3e sacre à Lac-Mégantic

Le Triathlon extrême Canada aura lieu ce dimanche

lyne bessette
Photo courtoisie, Endurance aventure Lors de la dernière édition du Triathlon extrême Canada en 2019, Lyne Bessette avait terminé en deuxième position.

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À peine retirée de la politique fédérale, Lyne Bessette prendra le départ du Triathlon extrême Canada qui sera disputé dimanche à Lac-Mégantic.

Élue sous la bannière libérale lors de l’élection fédérale d’octobre 2019 dans la circonscription de Brome-Missisquoi, l’Olympienne avait déjà décidé de ne pas solliciter un deuxième mandat quand son chef Justin Trudeau a appelé les citoyens aux urnes en prévision du scrutin du 20 septembre.

« Le travail de député est exigeant et comporte de longues heures de travail, mais tu dois prendre le temps de bouger, raconte Bessette. Dans ma philosophie, je devais bien me sentir pour bien servir les citoyens. En me lançant en politique, mon plan n’était pas de m’asseoir sur une chaise, prendre du poids, manger des cochonneries et boire du café à journée longue. En raison des contraintes reliées à la pandémie, je me suis beaucoup entraînée dans mon sous-sol. »

Plus dur qu’un Ironman

À sa 4e édition, mais présenté pour la première fois à l’automne en raison du report relié à la COVID, le rendez-vous de Lac-Mégantic est l’une des 18 étapes du XTRI World Tour qui compte parmi ses arrêts le Norseman qui se déroule dans les fjords norvégiens. Les participants vont parcourir 1,8 kilomètre de nage, 180 de vélo et 42 de course en forêt. La natation a été réduite de 1,8 kilomètre en raison de la température de l’eau qui sera beaucoup plus froide qu’au début juillet.

« On parcourt les distances d’un Ironman, mais dans des conditions plus difficiles, résume Bessette. On va prendre le départ à la natation à la noirceur, le parcours de vélo comptera un dénivelé tout comme le sentier de course qui sera aussi très technique et avec une fin au sommet du mont Mégantic. Je n’ai pas d’intérêt à participer à un Ironman parce que le vélo et la course se déroulent sur l’asphalte. »

On peut voir l’Olympienne québécoise sur son vélo lors de la dernière édition du Triathlon extrême Canada en 2019.
Photo courtoisie, Endurance aventure
On peut voir l’Olympienne québécoise sur son vélo lors de la dernière édition du Triathlon extrême Canada en 2019.

« Dans un triathlon extrême, tu dois être prêt à toute éventualité, de poursuivre celle qui a pris part aux Jeux olympiques de 2000 et 2004 en cyclisme sur route. C’est une aventure pleine de pépins au cours de laquelle ton corps peut flancher. »

Vainqueure des deux premières éditions et deuxième lors de la troisième édition, Bessette est confiante même si elle n’a pas fait une préparation spécifique. 

« Ça ne sera pas une journée facile, mais je ne suis pas inquiète même si je n’ai pas fait de vélo pendant un mois et que je n’ai pas nagé, résume celle qui prévoit franchir le fil d’arrivée en 12 heures. J’ai tellement de bagages d’entraînement. C’est un événement qui demande beaucoup, mais je sais que je vais passer à travers. » 

« Que le parcours de nage soit plus court représente un avantage pour moi, d’ajouter Bessette. Lors de la dernière édition, j’accusais 23 minutes de retard sur la meneuse avant d’amorcer la course et j’ai terminé à dix secondes de la gagnante. On monte pendant huit kilomètres lors du dernier segment. Je veux gagner, mais ça va être une bataille contre moi-même parce que je ne connais pas les autres compétitrices. »

Mode de vie

Âgée de 46 ans, Bessette n’a pas l’intention de ralentir.

« L’entraînement fait partie de mes habitudes et de mon régime de vie, explique la médaillée d’or des Jeux du Commonwealth en 1998. Je n’ai pas arrêté le vélo de route parce que j’étais écœurée du sport, mais parce que j’étais tannée de faire une seule chose. J’aime l’ambiance et les organisateurs de ce genre d’événements. »