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Pourquoi les pharmas ne se sacrifient-elles pas?

A bottle with vaccine and syringe in front of blue background. Medicine, science and healthcare concept
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Le vaccin serait l’unique moyen d’éradiquer l’épidémie de COVID. Selon l’OMS, « la pandémie sera terminée lorsque nous aurons atteint une couverture vaccinale minimale de 70 % » à l’échelle mondiale.

Or, à peine 33 % de la population mondiale est doublement vaccinée. Dans de nombreux pays africains, la couverture vaccinale est inférieure à 2 %. Si l’OMS dit vrai, nous sommes très loin du but.

Cupidité

Et pour cause ! Beaucoup de pays sont incapables de payer 29 $ la dose, comme l’exige Pfizer. Quant à l’industrie pharmaceutique, elle refuse que les brevets soient levés, empêchant ainsi la production de doses à faible coût. Celle qui détiendrait la clé d’un retour à la normale est aussi celle qui, par cupidité, prolonge inutilement la pandémie.

Pourtant, les entreprises pharmaceutiques, généreusement subventionnées par les fonds publics, ont réalisé des profits pharaoniques. Les ventes de Pfizer, par exemple, atteignent 34 milliards $. Et la seule dose de rappel engrangera des profits de 7 milliards $.

L’importance de rentabiliser la recherche et la production des vaccins se défend. Mais n’existe-t-il pas un seuil au-delà duquel la lutte au virus devrait l’emporter sur les profits ?

Sacrifice

Après tout, au nom de l’urgence sanitaire, les gouvernements ont imposé le confinement, la fermeture des commerces, le masque, le couvre-feu et le passeport vaccinal.

Alors pourquoi les États n’exigent-ils aucun sacrifice de Big Pharma ? Pourquoi le droit au brevet et aux profits n’est-il pas également limité en cas de crise sanitaire, surtout vu l’envergure des profits déjà réalisés ?

Pour « sauver des vies », on trouve naturel de suspendre les libertés individuelles et d’imposer des restrictions onéreuses aux entreprises.

Toujours pour « sauver des vies », les gouvernements ne devraient-ils pas maintenant encadrer la liberté des compagnies pharmaceutiques de réaliser des profits démesurés et lever les brevets ? Ils savent user d’autorité avec les individus. Alors pourquoi sont-ils complaisants avec l’industrie pharmaceutique, alors qu’elle sabote l’éradication du virus ?