/investigations/justice
Navigation

Le Québécois Stéphane Parent coupable de meurtre en Alberta

Un jury a mis moins de deux heures pour trouver coupable Stéphane Parent, vendredi

Le Québécois Stéphane Parent est accusé d’avoir tué sa copine Adrienne McColl en 2002, en Alberta.
Photo courtoisie Le Québécois Stéphane Parent est accusé d’avoir tué sa copine Adrienne McColl en 2002, en Alberta.

Coup d'oeil sur cet article

CALGARY | Au terme de délibérations express, le Québécois Stéphane Parent a été reconnu coupable du meurtre non prémédité de sa copine albertaine, vendredi.

• À lire aussi: Meurtre d'Adrienne McColl: un seul assassin possible aux yeux de la Couronne

• À lire aussi: Meurtre d'Adrienne McColl: la Couronne critique vivement une pathologiste

• À lire aussi: Meurtre d'Adrienne McColl: battue, étranglée et jetée en bordure d’une route de gravier

Cela signifie que l’homme de 53 ans écope automatiquement d’une peine de détention à vie. Après moins de deux heures de délibérations, le jury composé de huit hommes et quatre femmes a rendu son verdict, vendredi après-midi, au palais de justice de Calgary.

« Coupable », a annoncé le juré numéro 4 devant une salle bondée de policiers et de proches de la victime.

Les 11 autres jurés ont ensuite dû, un à un, confirmer à la juge Charlene S. Anderson qu’ils étaient en accord avec le verdict. Des soupirs de soulagement, des larmes de joie et des accolades ont rapidement fusé dans la salle d’audience.

Stéphane Parent était accusé d’avoir tué sa copine Adrienne McColl, le soir de la Saint-Valentin, en 2002. 

Le corps de la jolie blonde de 21 ans a été trouvé trois jours plus tard en bordure d’une route de campagne de Nanton, à une heure au sud de la métropole albertaine.

Arrêté 16 ans plus tard

Parent a quitté l’Ouest canadien dès le lendemain du crime. 

Il n’y est revenu que 16 ans plus tard, menottes aux poings, escorté par deux policiers de la Gendarmerie royale du Canada, pour répondre de ses actes. Il est détenu depuis.

Le jury semble donc avoir adhéré sans le moindre doute à la théorie de la Couronne, pilotée par Mes Shane Parker et Matt Dalidowicz.

D’après la poursuite, l’accusé vivait un énorme stress financier à l’époque et sa relation avec la victime battait de l’aile.

Selon la Couronne, le Québécois a battu la victime au point de lui fracturer le crâne, avant de l’étrangler à mort.

Il a ensuite déplacé le cadavre dans un secteur agricole isolé avant de sauter dans le premier avion en direction d’Ottawa, un geste de fuite évident aux yeux des procureurs.

La défense, représentée par Mes Gavin Wolch et Chad Haggerty, avançait pour sa part que Parent ne pouvait pas être l’auteur du crime. 

Cette théorie reposait sur le témoignage d’une pathologiste judiciaire, qui a affirmé au jury que la victime avait poussé son dernier souffle après le départ de l’accusé pour la capitale nationale. Elle n’a vraisemblablement pas convaincu le jury.

Stoïque

Stéphane Parent est demeuré plutôt stoïque lorsque le verdict a été rendu.

En guise de réaction, il balançait sa tête de gauche à droite en signe de négation.

La prochaine étape des procédures judiciaires, en novembre, sera donc de déterminer combien d’années Parent devra passer derrière les barreaux avant d’être admissible à une libération conditionnelle. 

Ce nombre varie entre 10 et 25 ans, selon les prescriptions du Code criminel.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.