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Aider les femmes à consommer moins

Un programme pour revisiter sa relation avec l’alcool

Amélie Fontaine et Nathalie Lesage
Photo courtoisie Nathalie Lesage et Amélie Fontaine, cofondatrices d’Ensobre ta vie.

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En plein milieu de la pandémie, deux Québécoises ont décidé de lancer un programme réservé aux femmes qui veulent réduire ou arrêter de consommer de l’alcool et retrouver une vie plus saine.

« J’avais réussi à arrêter de boire pendant 5 mois, mais avec la pandémie j’ai vraiment rechuté et il n’y avait plus vraiment d’aide parce que les fraternités avaient fermé pendant un bout par exemple. Avant que je commence le programme, je consommais une bouteille de vin par jour, si ce n’est pas plus », confie une mère de famille dans la quarantaine qui réside sur la Rive-Sud de Montréal. 

Elle a demandé à rester anonyme à cause des préjugés qui demeurent encore sur les personnes qui boivent trop d’alcool.

C’est grâce au bouche-à-oreille et aux réseaux sociaux qu’elle a entendu parler du programme « Ensobre ta vie », une initiative qui vise à donner un coup de pouce aux femmes qui essayent d’adopter un mode de vie sans alcool, sans pour autant se considérer comme alcoolique.

Chaque début de mois, le programme « Reset de 21 jours sans alcool » propose d’arrêter ou de réduire sa consommation tout en étant accompagné quotidiennement par des courriels, des rencontres vidéo, ou notamment des échanges de message sur un groupe Facebook.

« Ça m’a interpellé parce que ça faisait trop longtemps que je consommais trop d’alcool, particulièrement le vin. J’avais essayé plusieurs choses pour arrêter, comme les thérapies fermées pendant trois semaines, les fraternités anonymes, mais je ne m’y reconnaissais pas vraiment », ajoute celle qui n’a pas pris de verre depuis 200 jours.

Avec la pandémie, 17 % des Québécois ont indiqué lors d’un sondage avoir augmenté leur consommation d’alcool.

Positif

Nathalie Lesage et Amélie Fontaine, cofondatrices d’Ensobre ta vie, se sont rencontrées alors qu’elles suivaient elles-mêmes un programme semblable aux États-Unis, « SoberSis ». C’est d’ailleurs ce dernier qui les a inspirées à créer une version québécoise, qui a été lancée en avril dernier.

« C’est vraiment un programme positif. Le groupe de soutien permet aux participantes de partager leur victoire, petite ou grande, où elles s’encouragent et elles se rendent compte qu’elles ne sont pas seules là-dedans », soutient Mme Lesage.

Pour cette dernière, il n’est pas question de faire de la thérapie, mais plutôt d’offrir des conseils et du soutien.