/misc
Navigation

L’éducation au coeur de la réconciliation

L’éducation au coeur de la réconciliation
Photo Agence QMI, Joël Lemay

Coup d'oeil sur cet article

Il est temps de poser des gestes forts pour une vraie réconciliation sur tout le territoire.

Si j’étais ministre de l’Éducation, j’intégrerais l’apprentissage de savoirs traditionnels autochtones au programme scolaire de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire.

Je le ferais humblement dans un processus de co-construction avec les Premiers Peuples. En prenant soin d’éviter l’appropriation culturelle.

Mieux se connaître

Je m’assurerais que leurs perspectives soient enchâssées non seulement aux cours d’histoire, mais dans l’ensemble des matières enseignées. Aussi bien en français et en art qu’en éducation physique et en sciences naturelles.

Ainsi, je m’inspirerais de ce qui se fait avec succès en Colombie-Britannique depuis 2016.

J’irais même un peu plus loin.

Le contenu pédagogique qui les concerne serait développé par les Premiers Peuples et adapté à chaque territoire en fonction des histoires et perspectives qui leur sont propres.

De nouvelles générations d’enseignants autochtones pourraient être formées et se déployer en complément à la formation de tous les enseignants allochtones.

Chaque saison, au moins une journée serait prévue pour des sorties sur le territoire. Nos jeunes iraient ainsi à la rencontre des descendants de ceux qui l’habitaient bien avant l’arrivée des Européens.

Dans les écoles de la Gaspésie par exemple, nos enfants et adolescents auraient l’occasion de tisser des liens avec les Mi’kmaqs. Dès la maternelle, ils apprendraient leurs contes et découvriraient leurs traditions bien ancrées dans leurs environnements.

Dans la région de Québec, cela pourrait être avec des Hurons-Wendats. Dans Lanaudière, avec des Atikamekws Nehirowisiw. Sur la Côte-Nord, avec des Innus. Dans la région de Montréal, avec des Mohawks. Et ainsi de suite.

Transformer l’avenir

On ne peut malheureusement pas changer le passé, même si certains bouts font honte. On peut cependant agir sur l’avenir.

Il est temps de réaliser que le plein épanouissement du Québec dépend de la vitalité des Premiers Peuples. Ils sont le fondement social historique du territoire que l’on habite.

L’éducation est donc au cœur de la réconciliation qui s’impose dans notre intérêt à tous.