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OSHEAGA: du rap sous la pluie

Le mauvais temps de samedi n’a pas empêché les artistes de s’illustrer sur scène

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Le mauvais temps de samedi n’a pas empêché les spectateurs d’être créatifs dans leur costume.

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Le temps maussade a entaché l’ambiance lors de la deuxième journée des Retrouvailles Osheaga, mais n’a pas empêché les artistes invités de s’illustrer et les plus braves festivaliers de s’éclater au parc Jean-Drapeau. 

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Seuls quelques spectateurs ont fait fi de la pluie et ont pu apprécier l’excellente performance de la rappeuse Haviah Mighty, sur le coup de 16 heures. La lauréate du prestigieux prix Polaris, en 2019, a impressionné par son inébranlable confiance et son flow polyvalent. Toute de blanc vêtue, la Torontoise a livré des traits autant présomptueux qu’engagés. Elle aurait mérité un horaire plus clément.

Le collectif QCLTUR, qui réunit certaines des plus grandes pointures de la scène du rap québécois, dont Souldia, FouKi et Connaisseur Ticaso, a suivi avec une prestation en demi-teinte. Il a fallu attendre la performance de Benny Adam et Nissa Seych avant que le public ne se mette de la partie. 

S’agissait-il d’une question d’ego ? On connaît l’énergie et la passion de ces rappeurs lorsqu’ils œuvrent en solo.

Alors que les averses se faisaient de plus en plus rares, les festivaliers ont commencé à remplir faiblement les « quais » disposés pour respecter la distanciation physique. On salue la créativité de certains d’entre eux, qui sont parvenus à allier ponchos et glitters.

Les installations prévues pour s’asseoir et manger, à ciel ouvert, étaient inondées et pratiquement inutilisables, contraignant les spectateurs à déguster leur poutine ou leurs churros debout devant les scènes.

Zach zoya réchauffe la foule

Les initiés du rap québécois le connaissent depuis un certain temps, mais Zach Zoya a récemment soufflé un vent plus organique sur sa musique. Le natif de Rouyn-Noranda, qui multipliait les railleries en français et les cris de ralliement en anglais, a invité un groupe de musiciens sur scène pour la deuxième moitié de sa performance.

Zach Zoya a offert une solide performance aux festivaliers d’Osheaga réunis samedi au parc Jean-Drapeau.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
Zach Zoya a offert une solide performance aux festivaliers d’Osheaga réunis samedi au parc Jean-Drapeau.

Sans surprise, il a clos sa prestation avec l’électrisante Who dat, un hymne au moshpit qui a pu réchauffer les festivaliers rassemblés sous l’infinie toile grise qu’avait à offrir Dame Nature samedi. 

La prestation agressive du rappeur torontois Killy, qui a suivi, est arrivée bien trop tôt dans la soirée et ne s’accordait pas particulièrement avec une foule dispersée dans un terrain morcelé par les clôtures. 

Le rappeur et chanteur Roy Woods a laissé beaucoup d’énergie sur scène.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
Le rappeur et chanteur Roy Woods a laissé beaucoup d’énergie sur scène.

Plus tard en soirée, le rappeur et chanteur Roy Woods, qui œuvre sous l’égide de Drake et de son label OVO, a offert une performance plus inspirée, bénéficiant de la foule grandissante.

La pop aussi à l’honneur

Le groupe LANY était la seule exception à la règle de la programmation entièrement canadienne d’Osheaga, puisqu’il a été appelé en remplacement du chanteur grandson. L’arrivée de la formation pop a donné lieu au premier moment de frénésie de la journée, alors que plusieurs troupes d’amateurs inconditionnels se sont extasiées à son arrivée sur la Scène de la montagne. Le chanteur Paul Klein, qui n’avait de grunge que son look, s’est même permis un petit bain de foule.

La chanteuse et parolière Jessie Reyez, qui a notamment collaboré avec Calvin Harris, Eminem et Dua Lipa, a offert la dernière performance de la soirée.