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« Racisme systémique » : du harcèlement médiatique

Point presse François Legault
Photo Chantal Poirier

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Nous voilà partis pour un autre tour de manège.

La grande coalition libérale-solidaire, le PLQS, a cherché, cette semaine, à instrumentaliser d’odieuse manière la commémoration de la mort tragique de Joyce Echaquan pour forcer François Legault à plier le genou devant la théorie du racisme systémique.

Et on trouve des commentateurs pour expliquer que si les Amérindiens tiennent à ce concept, aussi bien s’y rallier, puisque la « réconciliation » l’exigerait.

Maintenant, c’est au tour de Géhane Kamel d’abuser des privilèges conférés par son poste pour pousser le gouvernement dans cette direction.

Systémique ?

C’est une véritable campagne de harcèlement médiatique qui est actuellement menée.

On demande au gouvernement de « reconnaître » le racisme systémique comme s’il s’agissait de reconnaître que la terre est ronde ou que 2+2=4.

Mais cette théorie est d’une autre nature.

Elle est toxique et empoisonne la vie politique. La refuser ne relève pas de la guerre sémantique.

Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.

C’est refuser un concept politiquement destructeur qui repose sur une lecture fausse des rapports sociaux.

C’est refuser une théorie bancale qui voit dans la moindre disparité statistique entre les « communautés » qu’elle prétend identifier la manifestation d’un système injuste qu’elle assimile au « racisme systémique ».

C’est refuser une théorie qui explique que les supposées difficultés d’intégration des communautés issues de l’immigration s’expliquent exclusivement par le manque d’ouverture de la société d’accueil, et que celles-ci n’auraient aucune responsabilité dans cela.

Résister

C’est refuser une théorie qui porte en elle-même la condamnation de la loi 101, de la loi 21 et du peuple québécois.

C’est refuser une théorie qui vient relativiser le mauvais sort directement subi par les Amérindiens, qui relève du racisme d’État incarné par la loi fédérale sur les Indiens, dans une vision du monde servant explicitement le multiculturalisme canadien et le racialisme américain. 

François Legault a raison de tenir tête aux intimidateurs. Il serait temps qu’il contre-attaque.