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Une semaine difficile pour nos élus

Une semaine difficile pour nos élus
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE

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La semaine que nous venons de traverser était remplie d’émotions.

Le premier anniversaire du décès de Joyce Echaquan et la première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation ont plongé le pays dans une grande réflexion sur notre passé, mais aussi sur notre avenir.

Malheureusement, on doit admettre que nos politiciens n’ont pas été à la hauteur. Ils n’ont pas réussi à bien sentir l’atmosphère des derniers jours.

Gregory Kelley et la productivité

Le premier ministre Legault a entamé la semaine sur une note combative en utilisant la vidéo du député libéral, Gregory Kelley, en réponse aux questions de l’opposition sur le Principe de Joyce.

Faire ses choux gras avec cette vidéo, la journée où on commémore le décès de Joyce Echaquan pour la première fois, n’était pas l’idée du siècle. L’attaque en question aurait pu être utilisée dans une semaine ou deux.

Jeudi, l’utilisation du manque de productivité au Québec pour refuser de placer la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation comme un jour férié a placé M. Legault de nouveau sur la défensive.

En utilisant cette excuse, M. Legault a eu l’air insensible aux enjeux qui touchent les peuples autochtones et les Premières Nations.

Ainsi, les caquistes sont maintenant questionnés sur deux fronts: leur refus de reconnaître le racisme systémique et leur insensibilité.

Allons à Tofino!

On pensait que M. Legault avait une mauvaise semaine, mais c’était avant d’apprendre, jeudi soir, que Justin Trudeau était à Tofino.

On pensait que le premier ministre était en rencontres privées, mais non!

Jeudi matin, M. Trudeau est allé rejoindre sa famille à Tofino en Colombie-Britannique au lieu de participer aux événements de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation comme il l’avait fait la veille.

Ce qui est surprenant dans le cas de M. Tudeau, c’est que personne dans son entourage n’ait pensé que c’était une mauvaise idée de voyager et de prendre une pause le 30 septembre.

On peut comprendre qu’un politicien ait besoin de vacances. Mais, M. Trudeau n’aurait pas besoin de prendre du repos s’il n’avait pas déclenché une élection inutile dernièrement.