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J’ai vu l’opportunité de devenir comédienne sur le frigo de ma mère

ART-HEURE-BLEUE
Photo courtoisie, Yan Turcotte

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La population québécoise est sans aucun doute choyée par la qualité de ses artistes, dont mon invitée, Pascale Bussières, qui s’illustre chez nous ainsi qu’à l’extérieur de la Belle Province.

Depuis de nombreuses années, chaque fois que j’ai croisé Pascale Bussières, une femme affable, elle a toujours trouvé le temps de me saluer et jamais elle n’a hésité à accepter une demande de ma part de la photographier pour ma chronique. Elle trouve toujours du temps pour saluer ses fans et s’impliquer dans la société.

Cette semaine, ce n’est pas la comédienne devant un écran que nous allons découvrir ensemble, mais une femme exceptionnelle qui nous confiera de précieux moments de sa jeunesse.


Montréal-Nord et Sainte-Julie font partie de ta jeunesse.

Je suis née à Montréal-Nord et à l’âge de trois ans, la famille a déménagé à Sainte-Julie. Je suis retournée plus tard vivre à Montréal-Nord, car j’ai étudié au cégep Marie-Victorin.


Tes parents étaient des enseignants.

Mon père, Jean-Jacques, enseignait l’histoire avant de devenir directeur de l’École secondaire polyvalente du Mont-Saint-Bruno. Ma mère, Ghislaine Pilon, est une dynamique personne qui a permis aux jeunes de découvrir l’art de la chocolaterie.


L’importance de l’amour familial.

Mes parents nous ont enseigné l’importance de l’amour familial, car cela nous a permis d’être unis dans des moments difficiles, entre autres lors du décès de mon père.


David Bowie, ton chanteur favori ?

J’aurais bien aimé voir Led Zeppelin en spectacle, mais j’ai assisté à plusieurs autres spectacles, dont Pink Floyd et Genesis, mais David Bowie demeure mon chanteur favori.


Ton père a fait du théâtre amateur.

J’étais toute jeune, lorsque je l’ai vu jouer dans la pièce 12 hommes en colère, mais je n’ai pas aimé mon expérience.


Pourquoi ?

Le comédien que je voyais sur la scène ne représentait pas mon père. D’ailleurs, le personnage me troublait.


L’affiche sur le frigo de ta mère t’a incitée à faire du cinéma.

Ma mère avait affiché un papier sur lequel il était mentionné que de jeunes comédiennes étaient recherchées. Je n’avais aucun intérêt, mais je me suis finalement dit : « Pourquoi pas y aller ». J’ai rencontré Francine Grimaldi avec ma mère et ce fut le début d’un merveilleux cheminement de carrière.


À 13 ans, tu as amorcé ta carrière au cinéma.

À 13 ans, j’ai joué dans le film Sonatine de Micheline Lanctôt.


Quelle fut la réaction de tes amis ?

Il ne faut pas oublier que je n’ai jamais rêvé de faire carrière au cinéma. À l’époque, j’ai appris à minimiser ce que je faisais, me permettant ainsi de continuer à jouer avec mes amis.


Étais-tu sportive ?

Je jouais au soccer, je faisais du vélo, du patinage artistique et de la natation dans l’eau froide de la piscine, à Saint-Hilaire. J’ai aussi complété mon cours en sauvetage nautique.


Tu as été monitrice dans un camp de vacances.

J’étais monitrice au camp de vacances des Perdrix, à Saint-Donat. J’organisais des activités en plein air, des jeux et des pièces.


Vous passiez aussi des vacances familiales.

Nous partions avec la tente-roulotte familiale, mon père au volant à la découverte de la nature en Caroline ou ailleurs, avec ma mère, mon frère, David Bussières, qui aujourd’hui fait partie du groupe Alfa Rococo. 


Un festin familial.

Durant nos vacances estivales, les membres de nos familles se réunissaient pour déguster un festin de bonne bouffe dont chaque famille apportait les ingrédients y compris les magnifiques desserts de ma mère. 


Tu pratique de l’équitation et le ski nautique.

Je suis une passionnée de l’équitation. Quant au ski nautique, nous allions avec mon père en faire à Coteau-Landing. Cependant, mon plaisir était d’être assise dans le bateau afin de guider les frères Jeannotte qui effectuaient des sauts en ski.


Ton premier voyage de jeunesse à New York.

Nous étions jeunes et pour la modique somme de 90 $, transport en autobus et hôtel compris, nous allions passer une fin de semaine à New York. Les étincelantes lumières qui illuminaient Broadway et Times Square ou les promenades sur la 42e Rue sont des moments inoubliables pour une jeune fille.


Pourquoi as-tu choisi le cégep Marie-Victorin ?

Le cégep Marie-Victorin était surtout pour les cours de mode. Cependant, il y avait une option cinéma que j’ai choisie. Mes cours m’ont permis d’apprendre les qualités qu’il faut avoir derrière une caméra. Croyez-moi, cela m’aide toujours énormément dans ma carrière de comédienne.


Ta première voiture et ton premier appartement.

La Renault 5 de ma mère qui me permettait de me rendre au cégep Marie-Victorin, à Montréal-Nord. Je demeurais dans un deux et demie à Montréal-Nord avec ma coloc, Isabelle Éthier, mais les fins de semaine, je retournais à la maison à Sainte-Julie pour déguster la magnifique bouffe de maman... et faire mon lavage.


Comment as-tu perfectionné ton anglais ?

Après mon cégep, je suis allée à l’Université Concordia où j’étais réunie encore une fois avec Micheline Lanctôt, qui était ma professeure.


Mais les subtilités de la langue de Shakespeare ?

Depuis plus de 30 ans, James Galway me guide pour que je puisse comprendre les subtilités de la langue de Shakespeare. Je lui fais parvenir les textes afin qu’il puisse m’aider à comprendre le contexte de la scène.


La pandémie t’a fait encore plus aimer tes enfants.

Mes fils, Antoine et Raoul étudient au Cégep du Vieux-Montréal. Ils n’ont jamais lâché prise dans ces moments difficiles. Je suis fière d’eux.


Une fois l’entrevue terminée, j’aurais tellement voulu lui dire comment j’ai aimé son interprétation d’Alys Robi. Au lieu de ça, je me suis fait un sandwich aux tomates avant de visionner Ma vie en cinémascope.