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Qu’est-ce qui aurait pu causer l’écrasement mortel?

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Le mystère perdurait, dimanche, sur les causes de l’écrasement d’avion dans le parc de Dieppe qui a fait un mort, samedi soir, à Montréal.

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Selon le pilote et expert en aviation civile Jean Lapointe, les avions de type Cessna 172 sont «d’excellents appareils». Lui-même ayant été instructeur sur ce type d’appareil, M. Lapointe doute que la mécanique de base soit en faute. Le moteur et les contrôles de vols pourraient par contre avoir joué un rôle.

En ce sens, il sera possible pour les enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) de consulter les relevés d’entretien annuel obligatoire, estime-t-il.

«On devrait être en mesure de savoir rapidement [la cause] parce que tous les éléments sont là pour les enquêteurs du BST. On espère que le pilote va revenir en santé et sera en mesure de témoigner», a mentionné Jean Lapointe en entrevue à LCN.

Selon ce dernier, la carcasse de l’avion donnera beaucoup d’indices aux enquêteurs, qui pourront également examiner les enregistrements audio entre l’appareil et la tour de contrôle de Dorval.

Banderole

La banderole fixée derrière l’avion pourrait également avoir contribué à l’écrasement, même si ces avions sont généralement pilotés par des personnes expérimentées.

«Une banderole, ce n’est pas si simple que ça. Il faut faire décoller son avion dans un premier temps et, éventuellement, revenir avec le câble qui est sorti de l’avion. [...] Une fois que celle-ci est accrochée à l’appareil, ça fait beaucoup de résistance, et puis ça a un certain poids», a expliqué M. Lapointe.

Le câble aurait également pu être resté coincé dans l’élévateur situé derrière l’avion, selon lui, même si c’est «très très rare» qu’un tel événement se produise.

Météo

Les conditions météorologiques au moment de l’accident seront également prises en compte par les enquêteurs.

«Ce pilote-là, lorsqu’il a réalisé qu’il avait un problème, il a déclaré “mayday” et n’a pas eu beaucoup de temps [pour s’ajuster], justement à cause des conditions météorologiques qui le forçaient à voler plus bas», a indiqué l’expert.

Pour Jean Lapointe, le fait qu’un appel de détresse ait été lancé par le pilote témoigne d’un ennui mécanique.

Malgré tout, certains éléments laissent croire que le pilote avait un contrôle partiel de l’engin avant de s’écraser.

«Lorsqu’on voit les photos, ce matin, et qu’on est capable d’identifier les quatre coins de l’avion, ça veut dire que l’avion n’était pas en vrille ou en descente rapide. Il était quand même contrôlé», a analysé M. Lapointe.

«Ce qu’on peut voir, c’est que l’impact a dû être extrêmement violent pour qu’il y ait un bris d’alimentation de carburant et [que ça] allume l’incendie qui a suivi la prise de contact», a-t-il ajouté

Passagers

L’expert en aviation civile note par ailleurs qu’il est «très rare» que des passagers prennent place à bord de l’appareil pour ce type de vol.

«Un Cessna 172 peut accueillir jusqu’à quatre passagers, mais on ne veut pas mettre de poids supplémentaire [parce que] la banderole demande une façon de voler qui est différente parce que ça alourdi l’avion», a précisé Jean Lapointe.

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