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Racisme, on se calme!

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Non, le Québec ne mérite pas le procès que même une partie de son élite politique et intellectuelle lui fait en ce moment.

Le Québec serait-il coupable par association ? Il n’est tout de même pas à l’origine de la loi sur les « Indiens » dont découlent le statut colonial des peuples autochtones et le cortège de mépris, de stéréotypes et de préjugés qui vient avec.

Considérant que désormais, elle joue d’imposture en s’inscrivant sur l’échiquier politique, je me serais attendu à ce que la coroner, Mme Géhane Kamel, qui a enquêté sur le décès tragique de Mme Joyce Echaquan, porte un regard sérieux sur cette loi raciste avant de recommander au gouvernement du Québec de reconnaître le « racisme systémique » et de s’engager à son élimination... Commençons par abolir cette loi.

Comment éliminer un phénomène dont on n’a aucun contrôle sur la source ? Est-ce le gouvernement du Québec qui a brisé les peuples autochtones avec une loi et des pensionnats de conditionnement psychique ?

Racisme « systémique »

Le concept de « racisme institutionnel » a vu le jour dans les années soixante aux États-Unis, sous la plume de Stokely Carmichael et de Charles V. Hamilton, deux défenseurs des droits civiques pour les « Noirs ». À cette époque, Stockely Carmichael dénonça le système hérité de siècles de ségrégation en déclarant à propos des États-Unis : « Les institutions opérant dans ce pays sont clairement racistes et construites sur le racisme. »

Vu la question raciale à l’époque aux États-Unis, l’usage du terme « racisme institutionnel » (aujourd’hui devenu « racisme systémique ») est compréhensible. Mais de la perspective historique du Québec avec les Premières Nations, j’ai du mal à saisir la pertinence de la recommandation de Mme Kamel au gouvernement du Québec.

À mes petits-enfants 

S’il me fallait un jour aborder ce sujet avec mes petits-enfants, je leur dirais simplement qu’il s’agit de racisme. Et que le racisme est une maladie.

Je leur dirais que cette maladie est causée par deux virus extrêmement contagieux respectivement appelés « stéréotype » et « préjugé » dont l’origine est connue sous le nom d’« ignorance ». C’est une maladie qui engendre de la discrimination et qui pourrait se transmettre de génération en génération, notamment par le biais de l’imaginaire collectif, la politique, l’école, les médias, les arts, les lettres, l’imagerie populaire, etc.

Je dirais à mes petits-enfants que si l’on s’y prend très tôt, chez l’enfant, on pourrait éviter le développement de la maladie du racisme. Et que si l’on attend trop, une fois adulte, on peut difficilement en guérir. On peut cependant la contrôler...

En 2021, le nombre de cas de racistes dans le monde se compte en milliards d’individus. C’est en somme une pandémie. Sans exception, toutes origines confondues, nous sommes plus ou moins atteints, dépendamment de notre temps d’exposition à l’ignorance.