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Santé mentale des jeunes: la COVID n’est que « la partie émergée de l’iceberg », selon l’UNICEF

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L’épidémie de COVID-19 n’a fait qu’aggraver la santé mentale des enfants et des ados dans le monde, qui nécessite davantage d’investissements, s’alarme l’UNICEF dans un rapport publié mardi.

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« Les conséquences de la pandémie sont considérables, et il ne s’agit là que de la partie émergée de l’iceberg. Avant même qu’elle ne survienne, bien trop d’enfants souffrant de problèmes de santé mentale n’étaient pas pris en charge », assure la directrice générale de l’UNICEF, Henrietta Fiore, dans un communiqué.

L’agence de l’ONU chargée de l’enfance a publié mardi un rapport sur la santé mentale des enfants dans le monde, dévoilé à l’occasion d’une conférence internationale sur la santé mentale organisée à Paris et intitulée « Mind Our Rights, Now! ».

Au niveau mondial, « plus d’un adolescent sur sept âgé de 10 à 19 ans vivrait avec un trouble mental diagnostiqué », et « près de 46 000 adolescents se suicident chaque année, ce qui en fait l’une des cinq principales causes de décès pour cette tranche d’âge », selon l’Unicef.

Or, selon le rapport, « seuls 2 % environ des budgets publics alloués à la santé sont affectés à la santé mentale dans le monde ».

Selon l’UNICEF, la situation a été aggravée par la pandémie de COVID et les restrictions qu’elle a entrainées.

« Au moins un enfant sur sept dans le monde a été directement touché par des mesures de confinement et plus de 1,6 milliard d’enfants ont vu leur éducation négativement affectée », souligne l’organisation.

« La perturbation du quotidien, de l’éducation, des activités récréatives ainsi que les préoccupations liées aux revenus et à la santé de la famille ont généré chez de nombreux jeunes un sentiment de peur, de colère et d’inquiétude pour l’avenir », poursuit-elle.

Dans son rapport, l’UNICEF appelle à « investir de toute urgence dans la santé mentale des enfants et des adolescents ».

« La santé mentale fait partie intégrante de la santé physique [...]. Nous avons trop longtemps négligé, tant dans les pays riches que dans les pays pauvres, l’importance de comprendre cet enjeu et d’investir suffisamment dans ce domaine », insiste Henrietta Fiore.

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