/sports/hockey
Navigation

Émotif, Lehner fait une mise au point

Coup d'oeil sur cet article

Très émotif devant les médias mardi, Robin Lehner a expliqué qu'il ne s'exprimera plus sur la place publique pour inspirer des changements à travers la Ligue nationale de hockey (LNH) en matière de consommation de médicaments et de santé mentale.

• À lire aussi: Vigneault est la mauvaise cible

• À lire aussi: Un agent québécois réagit à la saga Lehner

• À lire aussi: Distribution de pilules: «C’est complètement faux»

Le gardien des Golden Knights travaillera plutôt étroitement avec la LNH et l'Association des joueurs derrière des portes closes.

«Mon message est clair : je ne ferai plus appel à la scène publique dorénavant, a-t-il indiqué, durant un point de presse. Je ne veux pas causer du tort à qui que ce soit. Le reste du travail sera mené en privé.»

Une récente sortie de Lehner sur son compte Twitter avait notamment éclaboussé au passage le Québécois Alain Vigneault, entraîneur-chef des Flyers de Philadelphie. Ce dernier avait été cité par Lehner quand il a laissé entendre que plusieurs formations de la LNH offraient de l’Ambien, une forme de somnifère, et du Benzodiazépine, qui tend à diminuer l’anxiété, à des joueurs n’ayant pas de prescription.

«Je ne connais pas Robin Lehner, j’ignore d’où viennent ces accusations, c’est complètement faux», avait ainsi répliqué Vigneault, lundi matin.

«Les 72 dernières heures ont été incroyablement difficiles, mais elles ont été importantes pour moi, pour ma carrière et pour mes objectifs dans la vie, a noté Lehner. C’est extrêmement difficile, ce n'est pas facile de faire ça.»

En privé

L'athlète ouvertement bipolaire a confié qu'il n’est pas évident pour lui de s'attaquer à des enjeux aussi délicats et insidieux, mais il sent le besoin de le faire. Lehner ajoute avoir eu des discussions productives avec les dirigeants de la LNH et ceux de l’Association des joueurs jusqu'ici.

«J'ai eu deux très bonnes conversations téléphoniques qui, je crois, étaient sincères, a-t-il dit. Ils étaient très ouverts à ce que j'avais à dire. Mes discussions avec le circuit étaient de nature privée et demeureront privées.»

Enjeux plus grands que l’athlète

Lehner n’a pas non plus l’intention de se laisser freiner par l’opinion publique. Pour lui, tout ce qui compte, c’est de faire avancer des enjeux auxquels il croit et dont il est l’ambassadeur depuis maintenant un bon bout de temps.

«Je sais qu’il y aura des contrecoups sur les médias sociaux et ça me va, a-t-il décrit. Au final, je veux pouvoir élever ma voix pour que les bonnes personnes entendent ce que j’ai à dire, dans le but de créer du changement. Peu importe ce qui arrive à mon image, les gens se feront leur propre opinion de moi. Je suis correct avec ça, car c’est un pas de géant dans la bonne direction.»

Ce n’est donc pas une question personnelle, mais bien de sensibilisation qui a pour but de créer un mouvement bénéfique pour la génération future.

«Ça fait longtemps que je me bats pour la santé mentale et des problèmes à travers lesquels je suis passé. J’ai vu plusieurs amis souffrir et je veux aider pour qu’il y ait du changement. Ce n’est pas la faute d’une seule personne, c’est celle de tout le monde. Plusieurs des choses que j’ai faites, c’est ma faute. Des initiatives peuvent être mises en place pour davantage aider les gens.»

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.