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Pandora Papers: le président équatorien admet «des investissements légitimes» à l’étranger

Pandora Papers: le président équatorien admet «des investissements légitimes» à l’étranger
Photo AFP

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Le président équatorien Guillermo Lasso a admis lundi qu’il avait des «investissements légitimes dans d’autres pays» après avoir été cité dans l’enquête sur les Pandora Papers, mais a dit s’en être débarrassé avant sa campagne présidentielle victorieuse en 2021.

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«Mes revenus proviennent de mes décennies de travail à la banque de Guayaquil», l’une des plus importantes du pays, a déclaré le président dans une vidéo publiée par le gouvernement. 

«Il est tout à fait exact qu’il y a des années, j’avais, et je tiens à le souligner, j’avais, des investissements légitimes dans d’autres pays», a ajouté le président de 65 ans. 

Selon les Pandora Papers, une enquête journalistique internationale sur la dissimulation d’actifs dans les paradis fiscaux, Lasso contrôlait 14 sociétés offshore, pour la plupart basées au Panama, qu’il a fermées après l’adoption en 2017 par l’ancien président Rafael Correa d’une loi interdisant aux candidats à la présidence d’avoir des sociétés dans les paradis fiscaux.

«Je me suis automatiquement débarrassé de toutes ces entreprises», a déclaré M. Lasso, un fervent opposant à M. Correa, «sans aucune forme de protestation, de retard ou d’objection»

S’il avait enfreint la loi, «les autorités électorales auraient refusé, à juste titre, ma participation aux dernières élections, dont nous étions les vainqueurs légitimes», a-t-il ajouté. 

Les Pandora Papers accusent plusieurs centaines de célébrités et dirigeants du monde entier - 336 politiciens de haut niveau - d’avoir dissimulé des avoirs dans des sociétés offshore, notamment à des fins d’évasion fiscale.

Publiée dimanche, cette enquête du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), à laquelle ont collaboré environ 600 journalistes, s’appuie sur quelque 11,9 millions de documents provenant de 14 sociétés de services financiers et a mis au jour plus de 29 000 sociétés offshore.

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