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L'école de tous les tourments

GEN-ÉCOLE-ENSEIGNEMENT
Photo d'archives, Agence QMI

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Des parents se plaignent qu’ils doivent recourir à des ressources privées pour assurer un suivi à leur enfant ayant des problèmes d’apprentissage.

Des professionnels de l’éducation déplorent qu’ils doivent consacrer trop de temps à évaluer et à diagnostiquer des élèves au détriment de temps qu’ils pourraient consacrer à les aider.

Le ministre Roberge se dit d’accord avec le constat et commande qu’on mette moins de temps à l’identification des élèves.

Des universitaires aux postures idéologiques nourrissent les approches déficientes du ministère en matière de prévention et rejettent commodément la faute sur les relations patronales-syndicales.

En supplément, les marchands en tous genres s’alignent aux portes des écoles et du ministère pour vendre leurs méthodes en nourrissant un certain dédain à l’égard de ceux qui font l’école au quotidien. 

La vraie vie

Le ministre Roberge devrait savoir que le concept de services a priori sans identification est dans le décor depuis près de 20 ans.

Les tests et l’identification sont réservés aux élèves handicapés pour leur attribuer les ressources pertinentes.

Le ministère ne fournit toutefois pas les ressources spécialisées suffisantes pour offrir le service a priori aux élèves sans les avoir identifiés. 

Des parents qui se voient refuser des services courent à fort prix le rapport d’experts externes pour forcer l’école à donner un service.

D’autres se font inviter à aller chercher l’aide au privé.

En dernier recours, on demande aux enseignants de se substituer aux orthopédagogues pour offrir des services au détriment des autres élèves de la classe.

Faire autrement

L’idée de penser en dehors de la boîte a engendré de multiples groupes et colloques pour innover en matière d’éducation.

Plusieurs de ces initiatives n’associent même pas les personnes présentes dans les classes.

Il est grand temps de reconnaître aux travailleurs de l’éducation leur qualité d’experts et de laisser moins de sornettes se répandre !