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Un souvenir mémorable pour Stroll

Un souvenir mémorable pour Stroll
Photo AFP

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La pandémie a forcé certains pays, dont le Canada, à annuler leur épreuve habituelle au Championnat du monde de Formule 1 au cours des deux dernières années.

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En revanche, d’autres nations en ont profité pour les remplacer. Ainsi n’eût été la COVID-19, la Turquie n’aurait jamais intégré sa place au calendrier, qui lui avait été retirée à la fin de 2011.

Cette escale à Istanbul dimanche représente un souvenir mémorable pour Lance Stroll qui, sous la pluie, y a signé la première (et seule) position de tête de sa carrière en novembre dernier.

Il devenait ainsi le premier Canadien depuis Jacques Villeneuve en 1997 à s’élancer de la première place sur la grille de départ d’un Grand Prix de F1.

« Ma première expérience sur ce circuit l’année dernière, m’a offert l’un de mes plus beaux moments en F1, s’est-il exprimé dans un communiqué émis par l’écurie Aston Martin. Cette position de tête sera à jamais gravée dans ma mémoire. »

Après un début de course réussi, sur une surface encore détrempée, le Québécois de 22 ans s’était même forgé une avance de quatre secondes aux dépens de son coéquipier Sergio Pérez après seulement deux tours.

Décevante 9e place

Se battant courageusement pour maintenir sa cadence, Stroll a constaté que la condition de ses pneus intermédiaires se dégradait. Après avoir occupé la tête pendant 36 tours, il n’a eu d’autre choix que de rentrer au puits pour chausser sa Racing Point de gommes neuves.

Le reste de son parcours a été beaucoup moins emballant. C’est à une décevante neuvième place qu’il a rallié l’arrivée, alors que Pérez est parvenu à conserver son deuxième rang derrière le vainqueur, Lewis Hamilton.

« Je comprends que les conditions de piste étaient très compliquées, avait expliqué Stroll à sa sortie de voiture, mais je m’attendais à un meilleur résultat. C’est bien de mener une course, mais on espère que ça va durer jusqu’à la fin. Oui, la pilule est dure à avaler. »

Le seul podium

Sebastian Vettel, partenaire de Stroll, est un autre pilote qui aborde le Grand Prix de Turquie avec confiance. C’est à cet endroit que le quadruple champion a accédé au podium (3e place) pour la seule fois en 2020 au volant d’une Ferrari.

« J’aime le tracé, fait savoir Vettel, particulièrement le virage numéro huit qui est négocié à fond [à environ 260 km/h]. J’ai connu une bonne course l’an dernier et j’espère faire encore mieux cette année. »

Le vétéran pilote allemand est l’un des deux seuls pilotes actifs en F1 à avoir participé au Grand Prix de Turquie à sept reprises. L’autre étant Fernando Alonso.

Vettel avait d’ailleurs remporté l’épreuve en 2011 avant que la F1 ne fasse l’impasse sur la course pendant neuf ans.