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Une levée de fonds pour des services aux patientes atteintes du cancer du sein

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Un chirurgien oncologue du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) mène une campagne hors de l’ordinaire. Le docteur Sarkis Meterissian cherche à récolter 200 000$ pour faciliter l'accès de ses patients à des professionnels, comme des psychologues, des kinésiologues ou des nutritionnistes.

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Selon le médecin, on doit intervenir médicalement pour sauver ces femmes, mais on doit aussi les aider à avoir une bonne qualité de vie malgré le cancer. C'est pourquoi il faut des nutritionnistes, des kinésiologues, des psychologues et des sexologues, entre autres. 

«La patiente a besoin de services que le gouvernement ne va pas payer», explique le Dr Meterissian. «Ça va coûter entre 80$ et 125$ de l’heure, et il n’a pas les moyens pour payer ça.»

Le 20 octobre, le Dr Meterissian se fera raser les cheveux. 

«Quand quelqu’un a le cancer du sein, et on leur dit qu’ils vont avoir de la chimio, la première question c’est: ''Est-ce que je vais perdre mes cheveux?'', donc il y a une symbolique vraiment forte de se raser les cheveux», note-t-il. 

600 diagnostics annuellement

Les besoins sont immenses, car chaque année, 600 femmes reçoivent un diagnostic de cancer du sein et sont traitées à la clinique.  

Parmi elles se trouve Marie-Pierre Tournier, dont le diagnostic est arrivé tardivement en raison de la pandémie. 

«J’ai senti la masse au mois d’avril 2020, et le temps que je rencontre mon médecin de famille, on était au mois de juin», raconte-t-elle.

Ses traitements ont commencé en septembre 2020 et son opération a eu lieu en mars 2021. Elle attend présentement les résultats d’une nouvelle biopsie pour voir si le cancer est réapparu.

«Mon énergie remonte tranquillement. Mais là, j’ai de nouveau de l’anxiété», dit-elle. 

Guylaine Boni sait ce que ça représente de recevoir la mauvaise nouvelle. Elle a subi une mastectomie partielle en 2016, puis de la chimiothérapie. 

Une kinésiologue de la clinique du sein l'a aidée à se remettre sur pied. 

«On a vraiment gratté, donc j’avais besoin de retrouver la mobilité de mes bras», dit-elle. 

Les deux patientes se réjouissent que le Dr Meterissian veuille améliorer la qualité de vie de nombreuses femmes et de leurs familles. 

Les personnes qui voudraient participer à la collecte de fonds peuvent se rendre sur le site Fondationcusm.com.