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COVID-19: des non-vaccinés aux soins intensifs

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Les cas de COVID-19 et les hospitalisations mettent toujours beaucoup de pression sur le système de santé, dont à l’hôpital Honoré-Mercier à Saint-Hyacinthe où des patients luttent pour leur vie.

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Jeudi en début de soirée, un homme de 55 ans infecté par la COVID était plongé dans le coma et était la vie et la mort aux soins intensifs. Dans une autre chambre, un père de famille de 45 ans lutte lui aussi contre le coronavirus. 

Il y a moins de 48 heures, un patient de 67 ans est décédé à l'hôpital. 

«Ce qu’on remarque, c’est qu’ils sont tous non adéquatement vaccinés» souligne Corinne Lajoie, chef de l’Unité des soins intensifs à l’Hôpital Honoré-Mercier. «Malheureusement, c’est en arrivant ici qu’ils réalisent à quel point c’est grave la COVID.»

Une trentaine de patients intubés

Sur les 100 patients atteints de COVID qui ont été admis à l’hôpital depuis janvier dernier, une trentaine a dû être intubée. 

«On intube d’autres cas que les COVID, mais les COVID sont intubés longtemps», note Sébastien Gingras, inhalothérapeute à l’Hôpital Honoré-Mercier. «Ils deviennent avec des poumons rigides souvent, et ils sont difficiles à ventiler.»

Lorsqu’ils arrivent aux soins intensifs, plusieurs des patients atteints du coronavirus doivent être placés sous ventilation assistée, sinon leur cœur et leurs poumons ne tiendraient pas le coup. 

Ce sont des inhalothérapeutes comme M. Gingras et son équipe qui ont la lourde tâche de les intuber. 

«Ces patients-là vont respirer le double, le triple de la vitesse normale. Ils ont beaucoup de sueur», explique M. Gingras. 

Pour intuber les patients, les inhalothérapeutes doivent utiliser une lame pour insérer le tube dans la gorge. 

«C’est une lame qui permet justement de se rendre jusqu’au niveau des cordes vocales, pour les visualiser et rentrer le tube», note-t-il. 

Avant de procéder à l'intubation, le pharmacien Alexandre Ferland prépare des médicaments puissants. 

«La kétamine est un sédatif puissant, le rocuronium est un cureur qui est utilisé pour paralyser le patient avant l’acte d’Intubation et le proporfol est un médicament qu’on utilise pour induire un coma artificiel chez les patients qui sont intubés», explique-t-il.

Le fait de voir des patients intubés affecte les membres du personnel

«Par moments, on perd un peu espoir de voir les patients qui sont intubés très longtemps en comparaison avec les patients qui sont intubés pour des pneumonies», souligne Jessica Richard, infirmière. 

Tout ce que les employés veulent, c’est sauver le plus de patients possible. 

«On n’est pas ici pour les juger, on est ici pour les soigner», explique Mme Lajoie. «Par contre, je trouve ça triste et déchirant de voir que tout ça aurait pu être évité simplement en allant se faire vacciner.»

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