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Devancer le vote: le meilleur choix pour O’Toole

CANADA-VOTE
Photo AFP Erin O’Toole

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Mardi, Erin O’Toole a survécu à la première rencontre avec son caucus.

C’est toujours un moment stressant pour un chef qui vient de perdre une campagne surtout quand ton parti a mené dans les sondages à un moment durant la campagne.

Ce qui se passe au caucus reste au caucus, mais on peut facilement imaginer que la déception était au rendez-vous.

Une grosse épée de Damoclès

Contrairement à 2019, les députés ont décidé de se donner la possibilité de tenir un vote sur l’avenir du chef.

À tout moment, 24 élus conservateurs peuvent écrire au président du caucus pour lui demander de tenir un vote pour trancher sur la survie de leur chef.

Une décision qui risque de ne pas bien passer auprès des militants. Ce sont les membres qui élisent les chefs, donc c’est à eux d’avoir le dernier mot sur M. O’Toole.

Si les élus décident d’utiliser leur nouvel outil, ceux-ci auront un travail à faire auprès des membres du parti. Retirer du pouvoir aux membres est rarement pris à la légère.

M. O’Toole se dit convaincu de pouvoir gagner la confiance de son caucus. 

Cependant, l’idée de se lever chaque matin avec une menace au bout du nez n’est pas idéale pour le chef conservateur.

Dans deux ans

À l’heure actuelle, le vote de confiance des membres, prévu par les règles du parti, sera organisé dans un peu moins de deux ans.

Oui, été 2023 !

C’est un avantage et un désavantage. M. O’Toole a le temps de montrer qu’il est toujours l’homme de la situation. Mais, c’est beaucoup trop loin avant d’avoir les coudées franches.

Il n’a pas encore trop de poignards dans le dos, mais plusieurs coups de couteau à beurre vont quand même laisser des marques d’ici le vote des membres.

Ainsi, devancer le vote est la meilleure solution pour M. O’Toole.